mercredi, 04 novembre 2009
Mademoiselle Chambon

Pour notre pote Jean (Vincent Lindon), la vie est devenue routinière. Lorsque ce maçon n’est pas sur le chantier d’une maison, il retrouve sa femme Anne-Marie (Aure Atika) et leur fils et cela suffit à son bonheur du moins le croit-il. Parce que sa femme a eu quelques soucis avec son dos, il a du se rendre à l’école pour récupérer Jérémy (Arthur Le Houérou) et c’est à ce moment là qu’il a fait la connaissance de sa maitresse Véronique Chambon (Sandrine Kiberlain). De fil en aiguille, Jean se retrouve par la suite dans l’appartement de celle-ci afin de réparer une fenêtre défectueuse avant de tomber amoureux de cette femme.

Si vous faites parti de ceux qui considèrent le cinéma français souvent lent et ennuyeux, vous pourriez bien trouver du grain à moudre avec Mademoiselle Chambon. Une histoire d’amour interdit entre un père de famille et une institutrice vagabonde portée par le duo Sandrine Kiberlain / Vincent Lindon. Là où le film est remarquable c’est par ses dialogues minimalistes ; tout se joue dans les gestes, les regards, le non-dit et évidemment si on n’est pas sensibles à cela, le temps pourrait paraitre bien plus long. Une histoire assez ordinaire adaptée d’un récit d’Eric Holder et transcendée par l’excellente interprétation des comédiens.
Il faut le voir pour : Réviser le Complément d’objet direct.
17:00 Publié dans Premières Impressions 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, mademoiselle chambon, sandrine kiberlain, vincent lindon, aure atika, arthur le houérou, romance, drame, amour
lundi, 01 septembre 2008
Versailles

Le confort est une notion que ne connaissent pas Nina (Judith Chemla) et son fils Enzo (Max Baissette de Malglaive). Sans domicile fixe, ils s’installent là où ils le peuvent et chaque nuit est souvent un calvaire. C’est dans la rue qu’ils sont recueillis par des travailleurs sociaux qui ne tardent pas à leur trouver une structure d’accueil dans la région de Versailles. Le temps de se requinquer, ils veulent aussitôt regagner Paris mais en se rendant à la gare, en plein cœur de la foret, ils tombent sur Damien (Guillaume Depardieu). Ce dernier vit dans une cabane loin d’une société dont il rejette toutes les valeurs.

Alors que le titre évoque la splendeur, Versailles offre en réalité une immersion dans le quotidien ô combien difficile et incertain des Sans Domicle Fixe. Si pour certains cette condition est un choix plus ou moins volontaire, d’autres subissent la situation et espèrent trouver une issue favorable comme c’est le cas pour Nina. Guillaume Depardieu trouve là un rôle à l’image de ce qu’il est dans la réalité ; un rebelle au cœur tendre qui fond, tout comme nous, devant la petite bouille de Max Baissette de Malglaive.
Il faut le voir pour : S’estimer heureux d’avoir un lit et un toit au dessus de votre tête
17:00 Publié dans Premières Impressions 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, guillaume depardieu, max baissette de malglaive, aure atika, sdf, marginaux
jeudi, 12 juin 2008
48 heures par jour

Ils vivaient heureux comme de nombreux couples mais leur quotidien a fini par exaspérer notre pote Marianne (Aure Atika), femme et mère de famille. Son mari Bruno (Antoine De Caunes) passe ses journées et une bonne partie de ses soirées au boulot et a finit par négliger sa vie famille au grand dam de ses enfants Pauline & Clément (Manon Boisseau & Tristan Aldon). Marianne en a marre de tout gérer et de se laisser marcher sur les pieds professionnellement parlant ; elle décide donc d’annoncer à son mari qu’elle doit partir pour une mission pour l’étranger durant 6 mois. Bruno est confronté à un cauchemar ; il va devoir s’occuper des enfants !

Une fois encore les histoires de couples viennent égayer nos écrans et 48 heures par jour vient épingler le comportement irresponsable des mâles. L’homme représenté ici par Bruno est un primate qui n’a pas beaucoup évolué depuis 10 000 ans, il est un work-addict et est souvent greffé à son journal L’équipe quand il n’est pas devant Téléfoot. Au pays des préjugés, le film de Catherine Castel est roi et si cela peut nous faire sourire pendant quelques instants ; on se retrouve vite devant la platitude du film. Le duo Antoine De Caunes/ Aure Atika n’est pas du tout convaincant et le manque de rythme et d’humour vous fait vite oublier le reste.
Il faut le voir pour : Etre heureux de rester célibataire.
17:00 Publié dans Premières Impressions 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, 48 heures par jour, aure atika, antoine de caunes, victoria abril, jean françois demaison









