mercredi, 04 novembre 2009
Mademoiselle Chambon

Pour notre pote Jean (Vincent Lindon), la vie est devenue routinière. Lorsque ce maçon n’est pas sur le chantier d’une maison, il retrouve sa femme Anne-Marie (Aure Atika) et leur fils et cela suffit à son bonheur du moins le croit-il. Parce que sa femme a eu quelques soucis avec son dos, il a du se rendre à l’école pour récupérer Jérémy (Arthur Le Houérou) et c’est à ce moment là qu’il a fait la connaissance de sa maitresse Véronique Chambon (Sandrine Kiberlain). De fil en aiguille, Jean se retrouve par la suite dans l’appartement de celle-ci afin de réparer une fenêtre défectueuse avant de tomber amoureux de cette femme.

Si vous faites parti de ceux qui considèrent le cinéma français souvent lent et ennuyeux, vous pourriez bien trouver du grain à moudre avec Mademoiselle Chambon. Une histoire d’amour interdit entre un père de famille et une institutrice vagabonde portée par le duo Sandrine Kiberlain / Vincent Lindon. Là où le film est remarquable c’est par ses dialogues minimalistes ; tout se joue dans les gestes, les regards, le non-dit et évidemment si on n’est pas sensibles à cela, le temps pourrait paraitre bien plus long. Une histoire assez ordinaire adaptée d’un récit d’Eric Holder et transcendée par l’excellente interprétation des comédiens.
Il faut le voir pour : Réviser le Complément d’objet direct.
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mercredi, 23 septembre 2009
A Deriva

Tout était fait pour que leurs enfants passent de merveilleuses vacances mais entre Clarice & Mathias (Debora Bloch & Vincent Cassel), ce bonheur n’est qu’une apparence. Leur fille ainée Filipa (Laura Neiva) a vite constaté que quelque chose n’allait pas entre eux et en fouillant les affaires de son père, elle tombe sur une photo de lui en compagnie d’une autre femme. Elle garde le secret pour elle mais se met à observer avec attention les faits et gestes de son père mais aussi de cette femme qu’elle juge à l’origine des disputes incessantes entre ses parents.

En voilà une bonne surprise avec ce film brésilien qui accueille notre Vincent Cassel national mais les projecteurs sont surtout braqués sur la révélation Laura Neiva qui joue sa fille. Adolescente encore protégée par le cocon familial, c’est à travers son regard qu’on découvre cette famille qui se décompose bien malgré elle. Evènement particulièrement douloureux pour Filipa dont les hormones sont en pleine ébullition et qui découvre dans le même temps l’amour et ses petites contrariétés. Pour ceux qui ont envie de prolonger un peu plus leurs vacances, ils peuvent toujours aller jeter un œil sur A Deriva où plane un doux parfum d’été.
Il faut le voir pour : Prendre plus de photos !
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samedi, 12 septembre 2009
Un prophète

Pour avoir agressé des policiers à l’arme blanche, Malik (Tahar Rahim) a été condamné à une peine de 6 ans de prison. Il n’a que 19 ans et débarque dans une véritable jungle où il devient vite la proie des autres détenus. C’est alors que César (Niels Arestrup) prend contact avec lui. César est le chef de clan des corses qui ont la main mise sur le fonctionnement de la prison, autant dire qu’il serait un allié de poids si Malik veut survivre. Pour bénéficier de sa protection le jeune homme devra d’abord lui rendre un petit service ; tuer un autre détenu. Entré en prison comme un petit délinquant, il va profiter de son incarcération pour apprendre énormément de choses et devenir à son tour un véritable chef de gang.

Tout le monde en a parlé et notamment après avoir remporté le Grand prix du 62ème festival de Cannes, le film de Jacques Audiard était donc très attendu. Le résultat est sans appel, c’est un film puissant décrivant avec beaucoup de réalisme l’univers carcéral (qui n’est pas sans rappeler l’excellente série Oz) et mené par le méconnu Tahar Rahim qui est tout simplement grandiose. Pas la peine donc d’être Un prophète pour deviner que ce film deviendra un classique du cinéma français et c’est pour cela qu’il décroche le Coup de cœur Ciné2909. A voir absolument !
Il faut le voir pour : Ne pas oublier de tirer la langue lorsque vous vous faites fouillés à l’aéroport.
17:00 Publié dans Les coups de coeur, Premières Impressions 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, un prophète, tahar rahim, niels arestrup, jacques audiard, leila bekhti, grand prix du festival de cannes, prison, drame
mardi, 01 septembre 2009
Memory of love

Médecin dans un hôpital de Hongzhu, notre pote Li Xun (Naiwen Li) s’apprêtait à vivre une journée bien banale jusqu’au moment où un couple est arrivé aux urgences à la suite d’un accident de la route. Alors qu’il se prépare à opérer, Li Xun apprend alors qu’une des victimes n’est autre que sa femme. Ce drame fait éclater une triste vérité, He Sizhu (Yan Bingyan) a une liaison avec l’homme qui se trouvait avec elle dans cette voiture. Un autre évènement inattendu se produit ; le choc lui a fait perdre une partie de sa mémoire et tous les souvenirs concernant ces 3 dernières années ont été oubliés. Or c’est à cette même période qu’elle est tombée amoureuse de Li Xun.

Partant du principe que les histoires d’amour finissent toujours mal cela n’empêche pas qu’elles puissent renaitre par la force du destin. Bien que l’histoire présente un triangle amoureux, c’est évidemment le couple Yan Bingyan / Naiwen Li qui est au centre de l’attention ; la distance qui les séparait dans les premiers instants du film disparait pour laisser place à la renaissance d’un amour qu’on croyait disparu. Aucun doute, Memory of love est un beau film rempli d’émotions mais dont la conclusion traine un peu en longueur et finit par assommer un peu.
Il faut le voir pour : Eviter d’annoncer des grandes nouvelles à quelqu’un quand il est au volant.
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mercredi, 26 août 2009
Partir

Après son mariage avec Samuel (Yvan Attal), Suzanne (Kristin Scott-Thomas) avait décidé de laisser sa carrière de coté pour élever ses 2 enfants. 15 ans plus tard, elle éprouve le besoin de se remettre à travailler et pour cela son mari a accepté d’effectuer des travaux dans leur maison afin qu’elle puisse ouvrir son propre cabinet. Pour réduire les couts, le couple a engagé un ouvrier du nom d’Ivan (Sergi Lopez) et cet homme va venir bouleverser la vie de cette famille. Incapable de vivre avec son secret, Suzanne finit rapidement par avouer à son mari qu’elle a une liaison avec Ivan mais surtout que cette histoire est bien plus qu’une simple aventure, elle est amoureuse.

Partir c’est l’histoire d’un couple en crise. Elle a une vie confortable et tout pour être heureuse mais finit par tomber de passion pour un ouvrier et évidemment son mari ne va pas laisser les choses se faire en douceur. On ne peut pas dire qu’au niveau du scénario le film soit une grande œuvre par contre le triangle amoureux formé par Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal & Sergi Lopez est tout bonnement excellent et donne entièrement corps à ce drame sentimental. Prenant du début à la fin, voilà donc un film qui mérite largement le coup d’œil !
Il faut le voir pour : Ne pas laisser les clés de la maison à votre femme si elle vous quitte !
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