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philippe nahon

  • Un moment d'égarement

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    L'heure est aux vacances bien méritées pour nos potes Laurent & Antoine (Vincent Cassel & François Cluzet) accompagnés de leurs filles respectives Marie & Louna (Alice Isaaz & Lola Le Lann). Ils vont ainsi s'installer en Corse dans la maison familiale d'Antoine où il n'avait pas remis les pieds depuis un certain moment à cause des relations glaciales qu'il entretenait avec son père. Il vit actuellement un moment difficile dans son couple et d'ailleurs c'est la première fois qu'il passe des vacances loin de sa femme et leur séparation semble proche. Pendant ce temps, Louna va elle rencontrer l'amour et l'homme qui fait battre son cœur n'est pas n'importe qui puisqu'il s'agit de Laurent, le meilleur ami de son père !

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    On ne le sait pas forcément mais il s'agit ici du remake du film homonyme écrit et réalisé par le regretté Claude Berri qui était sorti en 1977. Un moment d'égarement c'est un programme estival situé sur l’île de beauté où des sangliers ravagent le jardin d'un François Cluzet plutôt savoureux en père de famille dépassé par les événements. De l'autre coté, on a un Vincent Cassel parfaitement calibré en tant que quarantenaire sexy et le duo féminin Alice Isaaz / Lola Le Lann aussi rafraîchissant que charmant. Une comédie rythmée en quiproquos et qui fonctionne bien même si on peut trouver étonnant que ce soit Jean-François Richet (Assaut sur le Central 13, Mesrine …) qui se trouve derrière la caméra.

     

    Il faut le voir pour : Surveiller de plus près les fréquentations de votre fille !

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  • Colt 45

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    Armurier et à l’occasion instructeur, les armes à feu n’ont vraiment aucuns secrets pour notre pote Vincent Milès (Ymanol Perset). A ce savoir est associé un vrai talent lorsqu’il s’agit d’entrer en action mais paradoxalement l’appel du terrain ne l’a jamais vraiment intéressé. Ce n’est pourtant pas les sollicitations qui manquent et bien malgré lui il va se retrouver impliqué dans une sale affaire. Tout débute avec sa rencontre avec un certain Milo Cardena (Joey Starr), un flic qui vient d’être muté et avec lequel il va se lier d’amitié. Les choses vont prendre une autre tournure lorsque Vincent se fait agresser et doit, pour se défendre, utiliser son arme et tuer sans le vouloir l’homme qui l’a attaqué.

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    Pour son thriller, notre pote Fabrice du Welz peut se réjouir de retrouver dans son casting des gueules comme Gérard Lanvin, Simon Abkarian ou Joey Starr et pourtant c’est le jeune Ymanol Perset qui se retrouve propulsé héros de Colt 45. Hélas, son personnage peine à nous convaincre puisque celui-ci manque de caractère et se trouve totalement effacé par rapport aux autres. Le reste n’est pas beaucoup plus éblouissant ; le film se construit sur une succession de stéréotypes empruntés au genre. On appréciera juste que l’accent soit mis sur l’action même si parfois la confusion s’invite à la fête ce qui rend l’ensemble bien moins plaisant. Ça se laisse voir mais vraiment sans enthousiasme.

     

    Il faut le voir pour : Ne pas répondre aux provocations quand vous êtes au volant !

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  • Au nom du fils

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    Chrétienne jusqu’au bout des doigts, notre pote Elisabeth (Astrid Whettnall) ne s’attend pas à la difficile épreuve que le Seigneur lui a réservé. Cette animatrice chez Radio Espoir Chrétien vient en effet de perdre son mari à la suite de ce qui semble être un accident de chasse. Le plus dur est encore à venir puisque son fils Jean-Charles (Zacharie Chasseriaud) âgé de seulement 13 ans va lui avouer qu’il est amoureux et pas de n’importe qui, du vicaire Achille (Achille Ridolfi) que sa famille avait accueilli sous leur toit pendant plusieurs mois. Le plus terrible c’est qu’à la suite de cet aveu, l’adolescent s’est suicidé en laissant derrière lui une mère meurtrie mais qui entend bien faire éclater la vérité sur cette histoire.

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    Pour les fervents catholiques, la pilule risque de ne pas passer avec ce film belge bien barré de Vincent Lannoo (à qui l’on doit déjà le déjà décalé Vampires) où la mère de famille qu’est Astrid Whettnall, jusqu’alors plutôt discrète, va se muer en ange vengeresse. Le scénario d’Au nom du fils ne fais pas dans la nuance, on y évoque la pédophilie au sein de l’Eglise catholique comme si cela était une évidence et on découvre aussi des unités commandos prêts à dégommer des talibans. Second degré obligatoire donc pour entrer dans le délire de cette comédie très spéciale pas assez rythmé et qui met malheureusement trop de temps pour lancer la machine. Amusant mais sans plus.

     

    Il faut le voir pour : Jésus, c’est un super gars !

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  • Nos héros sont morts ce soir

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    C’est le combat à ne pas manquer : le Spectre affronte le terrible Equarisseur de Belleville et il va y avoir de la casse ! Derrière les masques de catcheurs, il y a respectivement Simon & Victor (Jean-Pierre Martins & Denis Ménochet) ce dernier était autrefois légionnaire et découvre les joies du catch. Depuis quelques temps Victor fait un rêve récurrent où, devant un miroir, il retire son masque de catcheur pour laisser à place à un autre et cela sans fin. Ceci doit forcément avoir une signification c’est pourquoi il veut arrêter d’incarner le méchant de service et demande à Simon d’échanger leurs rôles. Il combattra désormais sous l’identité du Spectre !

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    Un film ayant pour thème le catch c’est déjà assez rare pour être souligné mais en plus de ça le réalisateur David Perrault opte pour le noir et blanc pour mieux nous replonger à la fin des années 1960. Nos héros sont morts ce soir montre alors 2 visages avec d’abord une première partie pas très rythmée et qui tente même une certaine réflexion presque philosophique autour du masque de catcheur. Par la suite, l’arrivée remarquée de l’excellent finlandais (Ferdinand Pascal Demolon) marque une orientation vers le thriller un peu plus passionnant pour le spectateur. Drôle de film donc où vous risquez d’être vite décroché et ce même si vous aimez le catch !

     

    Il faut le voir pour : Ne pas oublier que derrière le masque il y a un homme ! Oui la plupart du temps il est aussi en slip …

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  • Gibraltar

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    En s’installant à Gibraltar, notre pote Marc Duval (Gilles Lellouche) pensait repartir à zéro mais une fois de plus les dettes s’accumulent. Les crédits qu’il a contracté pour se payer son bateau et son bar lui coûtent chers et ils cherchent désespérément une solution sans vouloir inquiéter sa femme Clara (Raphaëlle Agogué). Son pote Glacose (Philippe Nahon) lui offre alors une drôle d’opportunité puisque Marc va être contacté par les Douanes françaises afin de devenir un aviseur. Son agent de liaison, Redjani Belimane (Tahar Rahim) est en effet prêt à le rémunérer contre certaines informations liées au trafic de drogue de la région mais cela n’est pas sans risques. Au départ, il ne devait que jouer les simples espions mais va rapidement côtoyer un dangereux trafiquant.

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    Adapté de la véritable histoire de Marc Fiévet, Gibraltar entend faire la lumière sur l’incroyable et officieuse collaboration entre les Douanes françaises et un simple gérant de bar. Plutôt prenant dans sa première partie, ce thriller signé Julien Leclercq (L’assaut) décline progressivement en intensité à mesure qu’on approche de la conclusion. On n’est pas non plus convaincu par les prestations de certains ; si celle de Gilles Lellouche est relativement correcte, on ne peut pas en dire autant de celle de Tahar Rahim dont on dirait qu’il porte un costume bien trop grand pour lui. Avec tout ça, on finit donc par avoir un film assez commun dans le paysage cinématographique qu’on oubliera assez vite.

     

    Il faut le voir pour : Eviter de trop parler quand vous jouez au billard !

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  • Une histoire d'amour

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    Il (Benoit Poelvoorde) est banquier et c’est l’une des plus grandes fortunes de France et il n’hésite pas à dépenser son argent pour satisfaire ses plaisirs et assouvir certains fantasmes. C’est ainsi qu’elle (Laetitia Casta) l’a rencontré et que débute une relation aussi sulfureuse qu’atypique. Bondage ou coups de fouet c’est ce type de rapports qu’il recherche et il trouve en elle un partenaire idéale cependant elle a déjà quelqu’un dans sa vie. De manière étonnante, son mari (Richard Bohringer) est au courant des infidélités de sa femme mais a fini par l’accepter et si celle-ci finissait par le quitter ?

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    Les rapports sado-maso sont une forme d’amour serait-on tenté de croire et c’est avec un certain intérêt qu’on frémissait de découvrir l’adaptation du roman Sévère que l’on doit à Régis Jauffret. Ce sont ainsi Laetitia Casta & Benoit Poelvoorde qui ont été casté pour donner vie à un couple aux mœurs aussi particulières que malheureusement bien peu crédibles. En dehors de se donner des gifles, de jouer avec un revolver ou de s’insulter, il ne ressort rien de cette liaison et même d'Une histoire d'amour en général. La première réalisation d’Hélène Fillières se veut austère n’hésitant pas à nous plonger dans quelques moments de silence dont vous pourriez bien profiter pour piquer un petit roupillon.

     

    Il faut le voir pour : Trouver des idées pour pimenter vos rapports !

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  • Hubert - La Haine

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    Hubert : C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien. L'important c'est pas la chute. C'est l'atterrissage.



    En savoir plus sur La Haine ?

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  • La haine

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    La Cité des muguets est en pleine effervescence depuis l’accident. Arrêté par la police, Abdel (Abdel Ahmed Ghili) a été victime d’une bavure et se trouve actuellement plongé dans un profond coma. La tension entre les jeunes et les policiers n’a donc jamais été aussi forte et  c’est dans ce climat délétère que l’on retrouve nos 3 potes d’enfance Vince, Saïd & Hubert (Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui & Hubert Koundé). La vague de violence qui déferle actuellement dans leur quartier est accueilli différemment ; Hubert est désespéré par cette situation tandis que Vince est prêt à mettre le feu aux poudres d’autant plus qu’il cache un secret. Un policier a en effet perdu son arme de service durant les émeutes et celle-ci a été retrouvée par Vince bien décidé à l’utiliser pour imposer sa justice.

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    Film coup de poing sorti en 1995 et véritable chef d’œuvre de Matthieu Kassovitz révélant Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui et dans une moindre mesure Hubert Koundé. Sans parti pris, le réalisateur capte le malaise des cités stigmatisées par les violences et leurs oppositions avec les forces de l’ordre. Le plus étonnant c’est qu’en le revoyant aujourd’hui encore, on a l’impression que rien n’a véritablement changé dans notre société ; il pourrait bien ressortir dans les salles qu’il retrouverait le même écho auprès du public. La haine symbolise parfaitement le malaise qui existe avec les banlieues et qui n’a cessé de se dégrader au fil des années. A voir et à revoir avec toujours la même intensité !

     

    La scène à ne pas louper : La rencontre du belge dans les toilettes.


    Découvrir la Réplique culte !

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  • Kill me please

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    Depuis l’ouverture de son institut, le Docteur Krueger (Aurélien Recoing) est loin de faire l’unanimité dans la région. Il reçoit en effet des patients bien particuliers ; des hommes et des femmes souffrant de graves maladies en phase terminale et qui veulent abréger leurs souffrances. Certains y voient un procédé honteux ; Krueger se défend en affirmant qu’il ne pousse personne vers la mort au contraire, il tente avant tout de leur faire prendre conscience de leur acte. Quand l’issue est inévitable, son équipe et lui-même font alors tout leur possible pour que le départ du patient se fasse dans la plus grande dignité possible.

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    C’est un pari hautement audacieux que de proposer une comédie sur un thème aussi grave que le suicide et pourtant Kill me please est une petite merveille d’humour noir. Dans le genre, on fait rarement mieux que nos voisins belges et en l’occurrence c’est Olias Barco qui dirige les festivités. Pendant les 30 premières minutes, le sujet est traité de manière assez formelle - avec en guest un certain Benoit Poelvoorde - par la suite attendez-vous à avoir quelques crises de rire ! Malgré un rythme saccadé est un départ un peu laborieux, voici une bonne comédie à découvrir et que j’encourage avec plaisir par un Coup de cœur Ciné2909.

     

    Il faut le voir pour : Arrêter de parier n’importe quoi au poker.

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  • La meute

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    Charlotte (Emilie Dequenne) avait pris la route sans trop savoir où aller et c'est en prenant Max (Benjmain Biolay) en auto-stop que ses ennuis vont commencer. Les 2 nouveaux potes d'enfance décident de faire une pause dans un bar du nom de Spack, un lieu pas très accueillant où ils vont se faire agresser par un trio de motards. Il faut l'intervention de la propriétaire des lieux armée d'un beau fusil pour qu'ils s'en sortent sans trop de dégâts. Max part se soigner dans les toilettes mais curieusement Charlotte ne le voit pas sortir et elle décide alors de tirer cette histoire au clair mais est très loin d'imaginer le cauchemar qui l'attend

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    Pour sa toute première réalisation, Franck Richard s'essaie à un genre encore sous-exploité dans le cinéma français ; l'épouvante. Le scénario n'a rien de bien original rappelant forcément celui de La colline a des yeux (des marginaux qui font dans la boucherie humaine) et malheureusement dans la mise en scène, il ne fait pas plus preuve d'initiatives. On sent bien qu'il y a de bonnes intentions qui émanent de La meute or l'ensemble est trop formaté accompagné de choix curieux comme les motards purs produits caricaturaux. Regrettable surtout quand on a Emilie Dequenne et surtout Yolande Moreau parfaite dans son rôle, le genre de film à encourager tout de même !


    Il faut le voir pour : Arrêter de prendre des auto-stoppeurs.

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