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  • L’empire des Rastelli

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    Au départ Amanzio Rastelli (Remo Girone) a hérité d’une charcuterie à la mort de son père et désormais en 1992, il a transformé cette affaire familiale en un géant de l’agro-alimentaire. Leda est le fleuron de l’industrie italienne et notre pote Ernesto Botta (Tony Servillo), le Directeur financier du groupe est aux premières loges de son développement. Avec les années, la marque aspire à conquérir de nouveaux marchés mais Amanzio va finir par avoir les yeux plus gros que le ventre. Cela a commencé par de petites combines à travers des écritures comptables mais cela va finir par devenir incontrôlable. L’empire qui s’était construit est en train de se déliter.

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    Derrière Leda se cache en fait Parmalat, une marque italienne qui ne parlera sans doute pas à tout le monde et pour situer les choses sachez juste qu’il s’agit d’une entreprise spécialisée dans les produits laitiers. L’empire des Rastelli est donc un espèce de biopic détourné consacré à la famille italienne des Tanzi et son directeur financier Fausto Tonna, à son ascension et surtout à son déclin inéluctable. Comptes falsifiés, pots de vin ou bien fusions-acquisitions douteuses, ce sont autant d’activités clandestines qui défilent devant nos yeux. Une histoire passionnante et un Tony Servillo toujours aussi efficace font qu’on se laissera volontiers tenter par ce film malgré quelques baisses de rythme.



    Il faut le voir pour : Surveiller les activités de votre comptable et rester attentifs aux chiffres de votre société.

  • Odile Deray & Le critique - La cité de la peur

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    Le critique : Madame je n'écrirai rien sur ce film : c'est une merde !
    Odile Deray : Mais ça mérite une seconde vision ! Rappelez-moi !
    Le critique : Madame, je vous pisse à la raie !
    Odile Deray : Deray ! Odile Deray !




    En savoir plus sur La cité de la peur ?

  • Bruegel, le moulin et la croix

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    C’est un paysage des Flandres plutôt banal mais il va devenir le théâtre d’une scène importante qui sera immortalisée par le peintre Pieter Bruegel (Rutger Hauer). Un couple se reposait tranquillement, ils venaient d’acheter un beau pain au camelot mais sont soudainement troublés par l’arrivée de la milice espagnole qui vont châtier l’homme en l’abandonnant aux crocs acérés des corbeaux. Un spectacle morbide en accompagne un autre. Une femme pleure son enfant, elle s'appelle Marie (Charlotte Rampling) et se révèle impuissante face au tragique destin de son fils que l'humanité connaît sous le nom de Jésus Christ. Celui-ci porte avec peine la croix sur laquelle il sera crucifié sous le regard des nombreux badauds de ce lieu.

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    Bon, je ne vais essayer de me la raconter ; le nom de Peter Bruegel ne me disait strictement rien avant cette séance de cinéma. C’était une idée assez insensée de la part du réalisateur Lech Majewski de nous offrir un film à partir d’une simple toile. C’est en 1564 que Bruegel nous gratifie de cette œuvre Le portement de croix, un tableau impressionnant et présentant plus d’une centaine de protagonistes. On découvre en outre sa construction inspirée d’une toile d’araignée et l’opposition métaphorique entre la vie et la mort. Le principe est donc intéressant déjà pour les connaisseurs qui peuvent ainsi approfondir leur savoir sur l’artiste et puis surtout pour les néophytes comme moi qui pourront se coucher moins idiot (et c’était pas gagné d’avance !) mais on n’échappe pas à quelques longueurs qui rendent ce Bruegel, le moulin et la croix vraiment très particulier.



    Il faut le voir pour : Ne surtout pas oublier d’évoquer l’œuvre de Bruegel lors de votre prochain diner entre potes d’enfance !

  • Malveillance

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    Chaque jour son réveil sonne à 5 heures du matin et la journée de travail commence pour notre pote César (Luis Tosar). Il est le gardien d’un immeuble où ses services sont plus ou moins bien appréciés mais cet homme cache également un tout autre visage. Lorsqu’il quitte son poste, il récupère les clés de l’appartement d’une des locataires et se glisse avec discrétion sous son lit en attendant son retour. Au moment où Clara (Marta Etura) s’abandonne aux bras de Morphée, César rend sa victime totalement inconsciente et impuissante face à ce prédateur. Cette jeune femme plein d’entrain affiche un sourire en permanence ce qui insupporte le gardien bien décide à détruire sa vie et transformer son quotidien en un véritable calvaire.

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    Les amateurs de cinéma trouveront immédiatement de nombreuses similitudes entre ce film de Jaume Balagueró (réalisateur du succès espagnol [Rec]) et La locataire sorti sur les écrans français en Juillet 2011. Du point de vue du scénario, c’est un beau copier / coller avec des détails troublants comme la présence d’une mère impuissante alors que Jeffrey Dean Morgan devait lui se coltiner son père. Pas grand intérêt si vous avez déjà vu le film américain bien que Malveillance m’apparait un peu plus fun avec la présence de la petite Ursula. J’espère quand même que les américains ne vont pas avoir l’idée saugrenue de nous faire un remake de ce film !



    Il faut le voir pour : Toujours jeter un coup d’œil sous votre lit avant de vous endormir !

  • 30 minutes maximum

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    Entre Dwayne (Danny McBride) et son père Le commandant (Fred Ward), les relations sont tumultueuses au point que le fils vient d’engager un tueur à gages pour l’éliminer. Il faut dire aussi qu’il est motivé par l’héritage qui lui reviendrait car son père, ancien militaire, a touché la coquette somme de 10 millions de dollars à la loterie. Avec son pote d’enfance Travis (Nick Swardson), il met donc au point un super plan déjà pour récupérer 100 000 $ afin de payer le tueur. Pour éviter de se salir les mains, ils vont simplement obliger quelqu’un à braquer une banque, une personne n’ayant aucuns rapports avec eux et c’est là qu’entre en jeu Nick (Jesse Eisenberg). Banal livreur de pizzas, celui-ci va se retrouver avec une veste bardée d’explosifs et il a 10 heures pour récupérer le fric sous peine de provoquer un sanglant feu d’artifices !

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    Ce n’est pas 1 mais 2 duos comiques que nous propose 30 minutes maximum avec d’un coté Jesse Eisenberg & Aziz Ansari (qui font un peu penser à Harold & Kumar) et de l’autre Danny McBride & Nick Swardson. Il y avait donc matière à nous faire marrer et effectivement c’est une récréation assez amusante distillant ici et là quelques références cinématographiques (dont une très discrète à The social network). Pour le reste, le scénario tient sur une pizza pate fine mais on se console avec un Eisenberg vraiment à l’aise et surtout avec son brillant sidekick, une paire qui prend vite l’ascendant sur l’autre. S’il ne saurait constituer une comédie indispensable, on passe toutefois un bon moment qui vous permettra de faire un petit break au cours de vos folles journées.

     

    Il faut le voir pour : Prendre des renseignements sur les centres de bronzage près de chez vous.

  • Sin City

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    Bienvenue à Sin City enfin c’est une façon de parler bien sur car quand vous mettrez les pieds dans cette ville, vous aurez l’impression d’avoir pénétré dans l’antichambre de l’enfer. C’est ici que Jim Hartigan (Bruce Willis), ancien flic déchu cherche la trace de Nancy (Jessica Alba), une jeune femme qu’il avait secouru 8 ans auparavant et dont on l’a injustement accusé de viol. Vous pouvez également faire un tour au Katie’s bar où vous avez de fortes chances de croiser Marv (Mickey Rourke) lui aussi embarqué dans une drôle d’affaire. En tout cas quoi que vous fassiez, ne vous aventurez jamais dans la vieille ville où Gail (Rosario Dawson) et ses potes d’enfance vous feraient vite regretter cette escapade !

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    Ce qui saute immédiatement aux yeux ce sont bien sur les images, c’est un réel choc visuel et, cerise sur le gâteau, totalement fidèle à l’œuvre de Frank Miller. D’ailleurs, ce dernier prolongera l’expérience en s’essayant personnellement à la réalisation avec The spirit et puis Sin City laisse un héritage de poids inspirant notamment 300. Plongé entre le réel et l’imaginaire, ce sont donc 3 récits fonctionnant à la manière d’un film choral dans lesquels on retrouve entre autres Clive Owen, Benicio Del Toro ou encore la regrettée Brittany Murphy. Avec sa réalisation inédite, Robert Rodriguez frappe fort et sait comment faire plaisir aux spectateurs en multipliant les massacres avec un admirable esthétisme. L’une des meilleures adaptations de comic et forcément incontournable pour tout amateur de cinéma d’action.

     

    La scène à ne pas louper : La baston entre Hartigan & Roark Jr !

     

    Découvrir le film Dans la peau du héros !

     

    En savoir plus sur Sin city : J'ai tué pour elle ?

  • Échange standard

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    Véritables potes d’enfance, Dave & Mitch ( Jason Bateman & Ryan Reynolds) n’ont pourtant pas grand-chose en commun. Le premier est un brillant avocat et un père responsable à l’emploi du temps surchargé tandis que le second essaye par tous les moyens de faire décoller sa carrière d’acteur et collectionne les conquêtes. Après une soirée à regarder un match de base-ball et à descendre quelques shots, ils ont naturellement besoin de se soulager et trouvent ainsi une fontaine. Perdus dans leurs pensées, leur ivresse les amène à s’imaginer une vie où ils pourraient échanger leurs places. A ce moment précis, toutes les lumières s’éteignent brusquement et ils sont loin de s’imaginer que leur vœu vient de se réaliser : Mitch se réveille dans la peau de Dave et vice-versa.

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    Bon déjà ce n’est pas le scénario de cette comédie qui va réussir à nous convaincre ; ce n’est ni la première et certainement pas la dernière fois qu’on a droit à cet échange si particulier. Il y a eu des substitutions entre une mère et sa fille (Freaky Friday) ou encore une femme qui se retrouve dans le corps d'un homme (Une nana au poil) et là ce sont donc 2 potes d’enfance qui vont vivre cette curieuse expérience. Comme d’habitude, c’est l’occasion pour chacun de remettre sa vie en question et de se rendre compte de la chance qu’ils ont etc etc. La chanson est connue et cette énième réinterprétation n’amènera rien de vraiment intéressant si ce n’est quelques brefs moments de rigolades. Échange standard est effectivement bien standardisé et on n’aurait pas été mécontent que les scénaristes se creusent un peu plus les méninges.

     

    Il faut le voir pour : Arrêter de pisser n’importe où !

  • Bonne année !!

    Salut à tous !

     

    Comme la tradition le veut si bien ; tout l’équipe de Ciné2909,  c'est-à-dire moi, est fier de vous présenter ses meilleur vœux pour l’année 2012.

    Que ces 366 prochaines journées vous apporte beaucoup d’amour, de rires, de bonheur, la santé et bien sur tout cela vous pourrez également le retrouver au cinéma !

    C’est l’occasion de faire un peu le point pour Ciné2909 puisque le blog vient d’achever l’année 2011 avec plus de 365 films vus au cinéma, plus de 20 000 visiteurs uniques qui ont visité 523 000 pages du blog bref des chiffres toujours en pleine expansion.

    C’est pourquoi ce sera toujours avec une grande ferveur que je continuerais cette nouvelle année à vous proposer toutes les critiques des films réellement vus et du début jusqu’à la fin je vous le rappelle !

    Je réfléchis à de nouvelles rubriques qui apparaitront prochainement tout en continuant le reste mais avant cela, la nouveauté de ce début d’année c’est un système de notation ! On me l’avait réclamé depuis longtemps alors le voici, il vous suffira de vous reporter au barème sur la gauche pour vous repérer. Quant à savoir si j’aurais le temps de noter mes 2123 films déjà présents sur le blog, seul l’avenir nous le dira.

    Trêve de blabla, encore une fois heureuse année à vous et je l’espère pour Ciné2909 !!

  • Le Havre

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    Vous le croiserez parfois à la gare du Havre ou bien alors dans les rues à proximité des magasins de chaussures ; notre pote Marcel Marx (André Wilms) gagne sa vie en cirant les chaussures. Evidemment, il ne roule pas sur l’or mais s’estime pourtant chanceux puisqu’il a rencontré la femme de sa vie en la personne d’Arletty (Kati Outinen). Ce qu’il ignore c’est que celle-ci est gravement malade et va devoir être prochainement hospitalisée, les médecins sont plutôt pessimistes sur son avenir. Dans le même temps, Marcel va se retrouver face à face avec Idrissa (Blondin Miguel), un jeune congolais qui s’est enfui d’un container qui devait se rendre à Londres et qui a atterrit par accident sur les quais du port du Havre.

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    Avant toute chose il est nécessaire de vous prévenir qu’il ne faut pas appréhender ce nouveau film d’Aki Kaurismäki au 1er degré sans quoi vous pourriez vous enfuir au terme du premier quart d’heure. Le Havre c’est d’abord une atmosphère particulière ; alors que l’action est censée prendre place en 2007, tout dans le film renvoie plutôt dans les années 1970-80. Un esprit décalé qui se manifeste également par le jeu des comédies volontairement grossier (principe auquel il faudra tout de même un certain temps d’adaptation). Une fois qu’on a pris la température ce qui ne sera pas facile pour tout le monde, on est sous le charme du personnage de Marcel Marx et on se laisse porter tout doucement par cette comédie.

     

    Il faut le voir pour : Demander à vos potes asiatiques leurs véritables prénoms.

  • Fatal move

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    Notre pote Lin Ho Tung (Sammo Hung) est à la tête d’une organisation criminelle qu’il gère avec l’aide de son petit frère Lin Ho Lung (Simon Yam). Entre les trafics de drogue, les boites de nuit ou encore les réseaux de prostitution les affaires vont bon train mais ils ne sont pas les seuls sur ce territoire. Les hommes de Flirt (Pring-Man Tam) ne sont jamais bien loin et lorsque les 2 gangs en viennent aux mains, le sang coule à coup sur. Evidemment, la police n’entend pas laisser ces criminels agir à leur guise et ne manque pas une occasion d’imposer leur autorité. L’empire de Lin Ho Lung est en train de vaciller, son frère a d’énormes dettes en raison de son addiction au jeu et sa place fait beaucoup d’envieux.

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    Sammo Hung & Simon Yam réunis pour un petit thriller hong-kongais, un programme à priori alléchant malheureusement à mesure que les minutes s’égrainent, on plonge dans une catatonie progressive. Le réalisateur Dennis Law n’arrive pas à insuffler suffisamment de vie à ce Fatal move si bien qu’en tant que spectateur on assiste sans grande passion à un spectacle qu’on a l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois. Il faut attendre les dernières minutes pour voir Sammo Hung s’activer tandis que la présence de Simon Yam est totalement anodine ; un film qui est donc fatalement insignifiant !