vendredi, 24 avril 2009

Villa Amalia

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Elle se doutait de quelque chose mais quand elle a vu son mari Thomas (Xavier Beauvois) dans les bras d’une autre femme, le monde s’écroule. Maigre consolation, Ann (Isabelle Huppert) retrouve un pote d’enfance Georges (Jean Hugues Anglade) durant cette même nuit. De retour chez elle, pas de temps à perdre Ann annonce à Thomas qu’elle le quitte après une relation de 15 ans. D’autres changements interviennent, cette pianiste renommée stoppe du jour au lendemain toutes les représentations qu’elle avait prévu et laisse en plan l’album qu’elle s’apprêtait à sortir. Elle veut disparaitre, ne laisser aucune trace d’elle si ce n’est à Georges qui sera son seul lien avec son ancienne vie. Elle part, loin de tout et pour la première fois elle se sent heureuse.

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Tout plaquer pour recommencer une autre vie, voilà en quelques mots l’histoire de Villa Amalia et il ne se passe pas grand-chose d’autre à vrai dire ! Avant de présider le 62ème festival de Cannes, Isabelle Huppert pique sa crise existentielle où elle abandonne tout derrière elle et même nous les spectateurs ! Le film étonne à comme ce passage dépourvu de dialogues suivant l’actrice dans sa fuite jusqu’à arriver à une maison en bord de mer dont elle tombe amoureuse. C’est donc assez monotone dans l’ensemble et il est bien difficile de ne pas se laisser envahir par une grande vague de sommeil.

 

Il faut le voir pour : Arrêter de vous excuser quand il y a un décès car vous n’y êtes pour rien (sauf cas exceptionnels !)

samedi, 29 novembre 2008

Home

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Cela fait 10 ans que Marthe & Michel (Isabelle Huppert & Olivier Gourmet) et leurs enfants Judith, Marion & Julien (Adélaïde Leroux, Madeleine Budd & Kacey Mottet) vivent dans cette maison isolée à la campagne avec comme seule vue cette autoroute abandonnée. C’est le calme qui règne chez eux et une vie formidable ; le soir ils peuvent diner dans leur immense jardin qui leur sert également de salon de télévision. Mais ce qu’ils redoutaient le plus est sur le point de chambouler leur vie : l’autoroute va redevenir fonctionnel. Après avoir goudronné et remis en place les barrières, c’est désormais officiel, les voitures vont pouvoir de nouveau circuler.

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Voilà un véritable petit ovni dans le paysage cinématographique français avec ce premier long métrage d’Ursula Meier au scénario complètement insolite. Une famille qui vivait heureuse au bord d’une autoroute abandonnée perd complètement les pédales après la réouverture de celle-ci. Home est aussi extravagant qu’il est imprévisible et c’est cette particularité qui nous pousse à la curiosité mais on finit par trouver le temps long. Si l’on s’attache vite à cette famille pas comme les autres, la seconde partie du film nous anesthésie un peu et perd de sa saveur.

 

Il faut le voir pour : Penser désormais à saluer ceux qui habitent aux bords des routes.

lundi, 16 octobre 2006

L'ivresse du pouvoir

Benoît (Yves Verhoeven) faites entrer l'accusé,

 

Bonjour Monsieur Humeau (François Berléand) ou devrais-je vous appeler Monsieur le président ? Je me présente maître Charmant Killman (Isabelle Huppert), juge d'instruction.

 

Je vous inculpe pour abus de biens sociaux, falsification des comptes bancaires et tout un tas d'autres chefs d'accusation que je ne me fatiguerais pas à vous énumérer. Comme vous êtes le numéro 1 du groupe ; vous avez l'honneur d'ouvrir le bal mais sachez que tous y passeront car j'ai bien l'intention de faire un peu de ménage.

 

Vous savez que vous m'avez donné beaucoup de travail, près de deux ans pour constituer ce dossier ! Ah voilà votre avocat ; il va pouvoir prendre connaissance du dossier quant à moi je vous dis au plaisir.

 

En Résumé : Comment un problème de RER m'a conduit le découvert le film de Claude Chabrol et ce ne fut pas du temps perdu. Inspirée de l'affaire Elf, L'ivresse du pouvoir décrit l'histoire d'un juge bien décidé à faire bouger les choses dans un monde où les détournements d'argent sont monnaie courante. Parallèlement à son combat, le pouvoir s'organise en coulisses et tout cela donne au film un côté assez palpitant.

vendredi, 24 mars 2006

L'ivresse du pouvoir

Les puissants de ce monde savent combien il est facile de tomber dans l'ivresse du pouvoir. Plus on acquiert un statut social élevé, plus les portes s'ouvrent à vous dans le cas contraire il ne reste qu’à vous de les enfoncer. Michel Humeau (François Berléand) l’a bien compris et n'hésite pas à user et abuser de ses privilèges pour embellir sa vie et celle des autres. Un temps révolu quand il sera mis en instruction pour usage de biens sociaux accompagnés d'un tas d'autres chefs d'accusation, le juge Jeanne Charmant Killman (Isabelle Huppert) compte bien faire bouger les choses.

Clin d'oeil évident à l'affaire Elf, cette chronique judiciaire fut très passionnante à suivre notamment grâce à une magistrale Isabelle Huppert. Sa présence donne toute la force de caractère au film sans oublier les seconds rôles avec le toujours excellent François Berléand. L'ivresse du pouvoir est agréable à suivre et mérite que vous y jetiez un œil à moins que toutes ces histoires d’argent détourné ne vous donne le tournis !

 

Découvre le film Dans la peau du héros !