lundi, 30 novembre 2009

A l'origine

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Philippe Miller (François Cluzet) vit de petites combines ; il vole tout ce qui peut se revendre faisant parfois preuve d'un aplomb extraordinaire. Evidemment avec toutes ces arnaques, il est obligé de se déplacer continuellement et c'est ainsi qu'il atterrit dans cette petite commune. Il se fait passer pour un représentant de la compagnie CGI qui gère la construction de routes et très vite il se rend compte qu'il est accueilli comme un messie. Il y a 2 ans, les travaux pour l'autoroute avait été abandonnés du jour au lendemain ce qui a porté un coup fatal à l'économie de la région où l'on compte plus de 25 % de chômage. La présence de Philippe est donc synonyme de reprise des travaux et chacun se met à reprendre espoir.

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Inspiré d'un réel fait divers qui aurait fait les beaux jours de Sans aucun doute, A l'origine s'intéresse donc à l'histoire d'un homme qui finit par confondre les frontières du réel et de son imaginaire. Impossible de ne pas être admiratif devant l'audace du personnage mentant sans vergognes à qui veut bien l'entendre mais qui finit par se laisser toucher par la volonté de toute une commune de relancer son activité économique. A noter une belle distribution avec un François Cluzet stupéfiant et accompagné de 2 visages qu'on souhaiterait voir plus souvent : Stéphanie Sokolinski (Dans les cordes) & Vincent Rottiers (Je suis heureux que ma mère soit vivante). Entrainant voilà un excellent film.

 

Il faut le voir pour : Construire un bout d'autoroute près de chez vous.

 

mercredi, 25 novembre 2009

Les herbes folles

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Tout a commencé un matin où Marguerite Muir (Sabine Azéma) était sortie pour s'acheter de nouvelles chaussures, en sortant du magasin, elle s'est fait voler son sac à main. Quelques temps après, Georges Palet (André Dussolier) trouve un portefeuille rouge à coté de sa voiture appartenant justement à Marguerite. Après avoir longuement tergiversé et tenter de joindre la propriétaire, il décide de remettre l'objet en question à la police mais l'histoire ne s'arrête pas là ! Lorsque Marguerite appelle Georges pour le remercier, celui-ci ressent comme de la déception et la traite avec un certain mépris. Tout de suite après, il s'en veut de s'être comporté ainsi et décide donc de lui écrire une lettre pour s'excuser.

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Le dernier film d'Alain Resnais a de quoi nous décontenancer transformant un banal fait divers en un rocambolesque numéro de duettiste mené par les inséparables Sabine Azéma & André Dussolier. Au départ, on se laisse amuser par les tribulations de Georges tantôt en époux sage tantôt en psychopathe refoulé se retenant de tuer cette femme qui l'obsède. La suite est moins réjouissante, baisse de rythme accompagné d'un scénario plutôt obscur et Les herbes folles se transforment en mauvaises herbes. L'adaptation du roman de Christian Gailly ne restera pas dans les mémoires et à moins d'être un fan du réalisateur et du duo Azéma/Dussolier, c'est un film dont on peut facilement se dispenser !

 

Il faut le voir pour : Ne surtout plus ramasser les portefeuilles trouvés par terre !

 

vendredi, 26 juin 2009

Les beaux gosses

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C’est la loose pour Hervé & Camel (Vincent Lacoste & Anthony Sonigo), 2 potes d’enfance qui désespèrent de se trouver une petite copine. En attendant, ils fantasment sur les catalogues de La redoute ou trouvent leur bonheur sur Internet mais les temps changent. A la grande surprise d’Hervé, il est abordé par Aurore (Alice Tremolières), une fille de sa classe et les deux adolescents ne tardent pas à flirter ensemble. Ce nouveau couple ne s’affiche cependant pas devant tout le monde car le jeune homme n’a pas belle réputation au collège et comme toujours dans ce genre d’histoires il va y avoir certaines complications.

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Qu’il est loin le temps du collège pour certains d’entre nous, une période faste en découvertes et notamment en matière sexuelle. Les américains avaient eu leur part d’American pie, le cinéma français accouche tardivement de sa propre recette qui va sans doute laisser quelques taches. Comme de nombreux films sur le sujet, on n’y va pas avec le dos de la cuillère et les blagues salaces pullulent mais Vincent Lacoste & Anthony Sonigo ont de belles têtes de vainqueurs si vous voyez ce que je veux dire. Ce n’est pas non plus la comédie de l’année mais Les beaux gosses est rafraichissant avec une mention pour Noémie Lvovsky géniale en mère embarrassante.

 

Il faut le voir pour : Acheter de nouvelles chaussettes chez La Redoute.

mercredi, 19 septembre 2007

Ceux qui restent

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C’est à l’hôpital que Bertrand & Lorraine (Vincent Lindon & Emmanuelle Devos) se sont rencontrés dans des conditions peu joyeuses. Cela fait plus de 5 ans que Bertrand vit ce pénible quotidien ; après son travail de professeur, il effectue ce long trajet pour voir sa femme qui souffre d’un cancer du sein.  Lorraine elle, découvre ce lieu austère après avoir appris que son ami souffrait d’un cancer du colon mais ne se sent vraiment pas le courage de supporter cette situation. Sa rencontre avec Bertrand va lui permettre de trouver un soutien précieux jusqu’à ce que naisse une relation faite à la fois de désir et de culpabilité.

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La réalisatrice & comédienne Anne Le Ny s’attaque à un sujet délicat à travers ce 1er film qui illustre la façon dont on peut continuer à vivre en sachant que celle ou celui que l’on aime est atteint d’une grave maladie. S’attachant à ses 2 personnages principaux, toute l’histoire repose sur cet amour cloisonné soulignant la belle interprétation d’Emmanuelle Devos & de Vincent Lindon. Ceux qui restent évite de tomber dans les ficelles du mélodrame d’une part en évoquant la douleur que par suggestions et à travers le portrait de personnages alliant fragilité et force de caractère. Déconseillé toutefois, si vous ne supportez pas les lenteurs du cinéma français.

 

Il faut le voir pour : Les premiers pas du bébé !