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  • Le livre d'Eli

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    Depuis la Grande guerre, la Terre n'est plus qu'un amas de poussière où seule une poignée d'hommes ont eu la chance de survivre. Eli (Denzel Washington) est un solitaire qui fait route vers l'Ouest et évidemment sur son chemin, il lui arrive de croiser des vermines qui ne vivent que de vols et de meurtres. Il arrive alors dans un village placé sous le joug d'un certain Carnegie (Gary Oldman) qui, impressionné par ses talents de combattant, voudrait bien en faire son homme de main. Ce que Carnegie ignore pour l'instant c'est que son nouvel hôte possède le livre qu'il cherche depuis des lustres.

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    Un monde apocalyptique où l'homme est poussé dans ses derniers retranchements pour survivre ; un paysage qu'on commence à avoir l'habitude de voir au cinéma. Alors bien sur, s'il n'y avait pas eu déjà toute cette flopée de films post-apocalyptique, on serait ravi de découvrir Le livre d'Eli et surtout on ne serait pas particulièrement frappé par un scénario à la gloire de la Bible. Coté action, ce n'est pas le grand panard et je vous épargne une dernière scène ridicule où Mila Kunis se transforme en justicière après avoir joué les victimes pendant toute la durée du film.

     

    Il faut le voir pour : Ne plus rien jeter, vous pourrez peut-être le marchander dans un futur plus ou moins proche.

     

  • A serious man

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    Professeur de physiques, Larry Gupnick (Michael Stuhlbarg) avait une vie plutôt bien rangée. Il avait trouvé la femme de sa vie Judith (Sari Lennick) et est le père de 2 enfants, bref une famille tout ce qu'il y a de plus ordinaire excepté peut-être la présence sous leur toit de son frère Arthur (Richard Kind) qui ne cesse de squatter la salle de bains. C'est alors qu'il reçoit un coup de massue lorsqu'il apprend de la bouche même de Judith qu'elle a une aventure avec Sy Ableman (Fred Melamed) à la suite de quoi elle demande le divorce. Comme si cela ne suffisait pas, il doit gérer un étudiant coréen mécontent de ses notes et qui espère que son professeur sera plus conciliant avec quelques billets verts dans la poche.

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    Plus les frères Cohen sortent des films, moins je suis réceptif à leur cinéma ; ça avait commencé avec No country for old man où j'étais passé totalement à coté (à l'exception faite de la coupe hallucinante de Javier Bardem). Il y avait du mieux avec Burn after reading mais alors là de nouveau c'est le trou noir avec A serious man où un mec d'une banalité sans nom tombe de Charybde en Scylla. Seul détail réellement intéressant, c'est que cette histoire se déroule dans une communauté juive et les Cohen ne se privent pas pour glisser toute une gamme de vocabulaire yiddish qui ne manquera pas de vous faire sourire.

     

    Il faut le voir pour : Construire une seconde salle de bain.

     

  • Les barons

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    Saviez-vous que pour chaque homme, il y avait un nombre de pas déterminé et lorsque vous avez dépassé ce nombre, c'est la mort qui vous attend. C'est en connaissant cette précieuse théorie que Hassan, Mounir & Aziz (Nader Boussandel, Mourade Zeguendi & Mounir Ait Hamou) ont décidé de tout faire pour préserver leur santé et c'est ainsi qu'ils passent leurs journées à glander, on les surnomme les Barons. Pourtant Hassan lui a d'autres ambitions, il aimerait devenir un comique mais il craint la réaction de ses proches et notamment celle de son père qui le tuerait à coups sur ! Et puis il y a aussi la belle Malika (Amelle Chahbi) dont il est amoureux depuis des années mais par respect pour son pote d'enfance Mounir, il n'a jamais dévoilé ses sentiments.

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    La première demi-heure est plutôt punchy pour ce nouveau délire en provenance de Belgique mais une certaine inertie finit par s'installer. Le désordre scénaristique n'y est pas pour rien, l'introduction du film nous bombarde de scénettes que l'on pourrait assimiler à de petits sketches mis bout à bout mais sans véritable liant. On a un peu de mal à ressortir l'histoire de Mounir dans tout ce charabia et on doit juste se contenter de quelques bonnes idées et de répliques qui fusent (énorme la blague sur les morts au cyanure). Les barons est un premier film un peu brouillon mais d'où il se dégage indéniablement une belle énergie, Nabil Ben Yadir devra confirmer pour le prochain !

     

    Il faut le voir pour : Partager l'achat d'une voiture à 7 pas plus.

  • Complices

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    Le corps d'un jeune homme a été retrouvé dans le Rhône, une affaire dont vont se charger les Inspecteurs Mangin & Cagan (Emmanuelle Devos & Gilbert Melki). Sur lui on trouve une pièce d'identité, la victime se nomme Vincent (Cyril Descours) et ils vont reconstituer les derniers instants de sa vie. Quelques temps auparavant, il avait fait la connaissance d'une jeune fille Rebecca (Nina Meurisse) dans un Cybercafé, le courant entre les deux est vite passé. Une relation amoureuse tout à fait banale en apparence mais Vincent en voulant jouer la carte de la franchise lui avoue qu'il se prostitue pour gagner sa vie.

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    Une enquête policière intéressante et passionnante puisque l'intrigue se dévoile au fur et à mesure que progresse l'investigation. Ainsi ce sont 2 histoires qui se chevauchent d'une part l'investigation des policiers avec le duo Devos/Melki et la naissance d'un couple avec les excellents Nina Meurisse & Cyril Descours. Au-delà du thriller, c'est une analyse des relations sentimentales dans notre époque si contemporaine ; certes rien de bien extraordinaire avec Complices mais on se laisse facilement prendre à l'histoire et on ne voit pas le temps passer.

     

    Il faut le voir pour : Se mettre aux rencontres par Internet ça marche ! Enfin dans un certain sens ...

  • Invictus

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    1994, Nelson Mandela (Morgan Freeman) est élu Président d'Afrique du Sud mais l'apartheid semble encore présent dans l'esprit du peuple. Preuve en est lorsque le Président assiste au match de rugby des Springboks, c'est l'équipe adverse qui est supportée par toute une partie du public. Pire encore, les Springboks et leurs couleurs sont appelés à disparaitre car ils rappellent la période d'apartheid mais Mandela n'est pas de cet avis. Il se bat pour conserver le nom et les couleurs et va demander au capitaine François Pienaar (Matt Damon) de tout faire pour remporter la prochaine Coupe du monde Rugby organisée par l'Afrique du sud.

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    Ça devient une habitude forte agréable, chaque film de Clint Eastwood est un ravissement et montre ce que doit être le cinéma. Adapté d'un roman de John Carlin, cette histoire est si belle qu'elle en parait irréaliste. Un peu à l'instar de la France et de sa Coupe du monde de football en 1998, Invictus montre l'importance que peut avoir le sport et surtout son rôle social à travers l'identification du peuple à son équipe nationale. La finale entre les All Blacks et les Springboks est grandiose (bien que le Haka soit assez décevant), difficile de ne pas trembler pendant le match et ce même en connaissant le résultat final.

     

    Il faut le voir pour : Prouver que la victoire est possible même lorsqu'on s'y attend (supporters du PSG, ne perdez pas espoir !)

  • Black dynamite

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    Ce qui est sur c'est qu'il vaut mieux ne pas trainer dans le coin lorsque Black Dynamite (Michael Jai White) apprendra la mort de son frère. A lui seul il a autant de force d'impact qu'une armée toute entière et il ne laissera pas ce crime impuni. Une vengeance qui lui tient d'autant plus à cœur qu'il avait promis à sa mère sur son lit de mort qu'il veillerait attentivement sur son petit frère. Black Dynamite va donc devoir lancer sa propre enquête et découvrir qui a assassiné son frère mais aussi qui se permet de faire circuler cette drogue qui n'épargne personne, pas même les enfants de l'orphelinat.

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    Hommage assumé à la Blaxploitation des années 1970, Black dynamite avait de quoi devenir un film culte, un potentiel gâché par des gags pas toujours très bien amenés conduisant parfois à des incompréhensions. C'est qu'il ne suffit pas de nous mettre face à un héros improbable - incarné toutefois avec perfection par Michael Jai White - et lancé dans des situations tordues pour faire une bonne comédie. Il y a avait de l'idée avec cette comédie et le personnage a le potentiel pour survivre et revenir dans de nouvelles aventures mais il faudra juste revoir un peu les gags parfois trop superficiels pour réellement déclencher des crises de rires.

     

    Il faut le voir pour : Freiner un peu sur la bière, on ne sait jamais ...

     

  • L’amour de l’or

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    Au départ pour Tess & Benjamin Finnegan (Kate Hudson & Matthew McConaughey) l’histoire d’un trésor perdu au cours du 18ème siècle était un simple amusement. Ils étaient alors jeunes mariés et un peu fou ce qui les a conduit à tenter l’aventure, cherchant ça et là des indices qui les mèneraient vers la richesse. 8 ans après, ils en sont toujours au même point …ou presque ! Tess en a eu assez de cette vie et après une violente dispute, elle a quitté son mari avec comme ambition de reprendre ses études. Benjamin lui reste obnubilé par le trésor et compte bien mettre la main dessus d’autant plus qu’il vient de trouver une preuve irréfutable, un morceau d’assiette d’époque !

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    Du soleil, des bikinis et de la plongée sous-marine tel est le programme de ce film de vacances qu’est L’amour de l’or. L’histoire n’est pas des plus convaincantes, Matthew McConaughey en aventurier fauché veut absolument trouver le trésor mais évidemment, des rivaux visent le même objectif ! Pour lui tenir compagnie, Kate Hudson joue les compagnes contrariée tandis qu’une brune joue les blondes. Très superficiel, on regrette vite le coté aventure franchement peu excitant ; le film privilégiant l’aspect comédie qui n’est là aussi pas des plus convaincants. On s’ennuie donc pas mal devant ce film qui avait pas mal d’atouts mais qui n’a vraiment rien de précieux.