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benoît jacquot

  • 3 cœurs

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    Il s’en est vraiment fallu de peu pour que notre pote Marc (Benoit Poelvoorde) attrape le dernier train pour Paris et finalement c’est une bonne chose. Cela lui permet en effet de rencontrer Sylvie (Charlotte Gainsbourg) avec laquelle il va rester jusqu’au bout de la nuit. Quand l’heure de la séparation approche, ils décident de se retrouver vendredi prochain au Jardin des tuileries. Malheureusement, le jour tant attendu, Marc est victime d’un infarctus mais fait son possible pour aller au rendez-vous qu’il manquera à quelques minutes. Le temps passe et il fera la connaissance de Sophie (Chiara Mastroianni) mais ignore une chose importante à son sujet.

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    Si la ficelle utilisée pour tisser le scénario apparait assez grosse, l’intérêt de 3 cœurs réside surtout dans le trio constitué par Gainsbourg / Mastroianni / Poelvoorde avec une mention pour ce dernier. Il prouve une fois encore que des rôles dramatiques lui siéent à merveille. On est moins enthousiaste avec la réalisation de Benoit Jacquot parfois surprenante avec notamment cette voix off sortie de nulle part et une dernière demi-heure assez ennuyeuse. On reste également sur notre faim avec ce jeu de miroirs qu’il a essayé d’installer dans le film sans réellement l’imposer. Pas de quoi faire battre la chamade à nos cœurs !

     

    Il faut le voir pour : Je ne sais pas …

  • Les adieux à la reine

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    14 Juillet 1789. C’est une journée ordinaire qui semble se profiler à la Cour de Versailles et pour notre pote Sidonie (Léa Seydoux), la lectrice personnelle de la reine Marie-Antoinette (Diane Kruger). Ce n’est que le lendemain qu’elles prendront conscience qu’une page de l’histoire est en train de s’écrire ; le peuple français vient en effet de s’emparer de la Bastille. Commence alors une période de trouble durant laquelle on craint que Versailles ne soit à son tour envahi. Alors que Marie-Antoinette se prépare à se réfugier à Metz, elle confie à Sidonie un secret de polichinelle : l’amour qu’elle porte à la Comtesse Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen).

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    Comme l’a si bien rappelé notre pote Jean-Luc Mélanchon, la prise de la Bastille est un des grands évènements de l’histoire française et on le redécouvre ici au prisme du regard du personnage de Sidonie, servante proche de Marie-Antoinette. Adapté du livre de Chantal Thomas, Les adieux à la reine séduit par son casting féminin de haut vol avec toutefois quelques réserves sur Diane Kruger qui ne sera pas une reine inoubliable. Les portes de Versailles nous sont donc grandes ouvertes pour découvrir les derniers râles d’une souveraine en pleine détresse, la seule chose c’est que ça manque par moment d’intensité pour nous emballer complètement.

     

    Il faut le voir pour : Avoir une illustration parfaite de l’expression "Sauver sa tête" !

  • Au fond des bois

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    Nous sommes en 1865 au Sud de la France. Joséphine (Isild Le Besco) montait les marches pour se rendre à l’église lorsque son regard s’est porté sur un sans-abri. Il s’appelle Timothée (Nahuel Pérez Biscayart) et a été totalement subjugué par cette femme qu’il suit discrètement jusque chez elle sans jamais l’aborder. Un soir, il se rend à la maison de Joséphine où le père médecin l’accueille à bras ouverts mais dès le lendemain, Timothée et Joséphine disparaissent dans la nature. L’homme est doté de certaines capacités lui permettant de soumettre à sa volonté toux ceux qu’il croise et c’est ainsi qu’il est parvenu à charmer celle qui hante son esprit.

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    Bizarre, vous avez dit bizarre ? Il faut savoir apprécier l’étrange quand on se retrouve face Au fond des bois puisqu’on y suit un homme doté d’étranges pouvoirs et de sa victime au cours d’un curieux périple. Si au départ, ce particularisme nous intrigue quelque peu et la présence de l’acteur Nahuel Pérez Biscayart et de son accent argentin y est pour beaucoup ; on finit par se lasser de ce road-trip campagnard. Le problème c’est qu’il ne s’y passe pas grand-chose ; Isild Le Besco jouant d’abord les vierges effarouchées puis devenant femme épanouie et partenaire n’arrivent à aucun moment à donner du caractère à ce film. En conclusion, totalement oubliable.

     

    Il faut le voir pour : Ne plus laisser personne vous toucher le dos.

  • Villa Amalia

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    Elle se doutait de quelque chose mais quand elle a vu son mari Thomas (Xavier Beauvois) dans les bras d’une autre femme, le monde s’écroule. Maigre consolation, Ann (Isabelle Huppert) retrouve un pote d’enfance Georges (Jean Hugues Anglade) durant cette même nuit. De retour chez elle, pas de temps à perdre Ann annonce à Thomas qu’elle le quitte après une relation de 15 ans. D’autres changements interviennent, cette pianiste renommée stoppe du jour au lendemain toutes les représentations qu’elle avait prévu et laisse en plan l’album qu’elle s’apprêtait à sortir. Elle veut disparaitre, ne laisser aucune trace d’elle si ce n’est à Georges qui sera son seul lien avec son ancienne vie. Elle part, loin de tout et pour la première fois elle se sent heureuse.

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    Tout plaquer pour recommencer une autre vie, voilà en quelques mots l’histoire de Villa Amalia et il ne se passe pas grand-chose d’autre à vrai dire ! Avant de présider le 62ème festival de Cannes, Isabelle Huppert pique sa crise existentielle où elle abandonne tout derrière elle et même nous les spectateurs ! Le film étonne à comme ce passage dépourvu de dialogues suivant l’actrice dans sa fuite jusqu’à arriver à une maison en bord de mer dont elle tombe amoureuse. C’est donc assez monotone dans l’ensemble et il est bien difficile de ne pas se laisser envahir par une grande vague de sommeil.

     

    Il faut le voir pour : Arrêter de vous excuser quand il y a un décès car vous n’y êtes pour rien (sauf cas exceptionnels !)