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  • Ondine

    Colin Farrell, Tony Curran, Stephen Rea, plus

    Syracuse (Colin Farrell) était en train de remonter ses filets de pêche quand il s’est aperçu qu’il a fait une prise pour le moins inattendue. Une jeune femme s’est en effet retrouvée au milieu des poissons et si au départ il pensait avoir à faire à un cadavre, il a vite compris qu’elle était encore en vie. Alors qu’elle reprend connaissance, le pêcheur souhaite l’emmener à l’hôpital mais celle qui se fait appeler Ondine (Alicja Bachleda-Curus) refuse tout contact avec le monde extérieur. Lorsque Syracuse raconte cette histoire invraisemblable à sa fille Annie (Alison Barry), cette dernière lui révèle qu’Ondine n’est autre qu’une Selkie, une créature légendaire.

    Colin Farrell, Tony Curran, Stephen Rea, plus

    L’histoire se présente comme un conte de fée mais le cadre dans lequel il se déroule nous ramène à une tout autre réalité. Rêve ou réalité ? C’est la question que l’on se pose durant tout le film jusqu’à ce que la conclusion nous ramène les pieds sur terre. Ondine débute donc comme une fable, une femme attrapée dans les filets d’un pêcheur et considérée comme une créature fantastique : la Selkie. C’est la découverte d’un mythe irlandais à travers un film peu chaleureux, les couleurs sont sombres et donc on ne plonge jamais complètement dans ce coté fantasmagorique et puis l’accent irlandais de Farrell finit par nous taper sur les nerfs !

     

    Il faut le voir pour : Continuer à croire aux sirènes.

  • Poetry

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    Mija (Yoon Jung-Hee) vit avec son petit fils Wook (David Lee) ; ce dernier comme beaucoup d’adolescents de son âge ne fournit pas beaucoup d’efforts pour lui faciliter la vie. Récemment, elle a décidé de se faire plaisir et de s’inscrire dans un cours de poésie mais elle reste très préoccupée pour Wook. Son école est actuellement secouée par un dramatique fait-divers ; une de ses camarades de classe s’est donnée la mort mais ce sont surtout les circonstances qui ont conduit à ce suicide qui vont dévaster Mija. Quand elle interroge son petit-fils à ce sujet, celui-ci reste très évasif mais la vérité va finir par éclater.

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    Dans un premier temps, le ton est plutôt léger dans Poetry ; une grand-mère prend des cours pour écrire des poésies puis le film prend soudainement une tournure plus dramatique. On est d’ailleurs vite frappé par le cynisme de certaines scènes (la réaction des pères face aux actes de leurs enfants) devant laquelle Mija se retrouve désemparée. C’est une femme âgée et surtout ravagée par les lamentations de la vie dont le portrait nous est dressé par petites touches et avec un tel degré de sincérité (formidable Yoon Jung-Hee) qu’on ne peut qu’admirer le film de Lee Chang-dong. A l’image d’une belle poésie, tout le monde ne sera pas réceptif au message.

     

    Il faut le voir pour : Vous mettre à la poésie.

  • Une famille très moderne

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    C'était il y a 7 ans, Kassie (Jennifer Aniston) avait décidé qu'il était temps pour elle de franchir un cap et de devenir mère de famille. Le seul souci c'est qu'elle est encore célibataire et c'est pourquoi elle a songé à l'insémination artificielle ce qui n'a pas manqué de faire réagir son pote d'enfance Wally (Jason Bateman). Celui-ci en pince d'ailleurs pour la jeune femme et quand il rencontre le donneur, un certain Roland (Patrick Wilson), il prend une vilaine cuite jusqu'à oublier la terrible chose qu'il a faite. Enfermé dans la salle de bains, il s'est retrouvé face à la semence offerte par Roland et l'a malencontreusement renversé. Pour la remplacer, il n'a d'autres choix que de donner à son tour de sa personne.

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    C'est une histoire d'amour pas tout à fait comme les autres qui débute par la naissance d'un enfant et qui finit par la véritable rencontre des parents. Une famille très moderne réunit Jennifer Aniston & Jason Bateman dans une comédie avec quelques bons passages mais loin d'être suffisants pour en faire un film incontournable. On rigole surtout lorsque le jeune Sebastian fait son apparition, adorable petit garçon totalement décalé au vocabulaire enrichi. Film assez anodin qui peut amplement attendre une sortie en DVD pour une soirée tranquille à la maison.

     

    Il faut le voir pour : Ne plus vous prendre la tête pour les cadeaux, offrez des cadres !

  • 600 kilos d’or pur

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    Bien décidé à prendre une retraite anticipée, notre pote Virgil (Clovis Cornillac) a mis sur pied un plan afin de subtiliser 600 kilos d’or. Un projet de grande envergure qu’il a mis au point avec l’aide conjuguée de plusieurs potes d’enfance : Lionel, Georges, Enzo & Rémi (Jean-Pierre Martins, Patrick Chesnais, Claudio Santamaria & Bruno Solo). Alors qu’ils s’apprêtent à mettre leur plan à exécution, Lionel meurt lors d’une attaque et c’est sa femme Camille (Audrey Dana) qui va prendre la relève. Ils parviennent à s’emparer de l’or mais leur fuite est contrariée ; l’hélicoptère est touché et ils doivent atterrir d’urgence en plein cœur d’une jungle hostile.

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    On ne peut que se réjouir de voir débarquer 600 kilos d’or pur, qui nous propose une visite guidée de la jungle équatorienne, dans les salles obscures car les films d’aventures français ne courent pas les rues. Eric Besnard a effectué un bon boulot, bien dosé en termes d’action au cœur de cette végétation luxuriante et oppressante (la jungle devenant pour ainsi dire un personnage à part entière) le film est porté également par un beau casting. Clovis Cornillac, Audrey Dana, Patrick Chesnais ou encore Bruno Solo nous accompagne dans un périple divertissant. S’il est loin d’être dénué de défauts, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un genre peu exploité chez nous qu’il est toujours agréable de découvrir.

     

    Il faut le voir pour : Eviter de trainer dans la jungle, c’est pas très rassurant !

  • Le bruit des glaçons

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    Ecrivain en mal d’inspiration, notre pote Charles (Jean Dujardin) noie sa détresse en vidant des bouteilles de vin. D’ailleurs, il dégustait un bon petit blanc lorsque cet homme est venu sonner à sa porte ; un invité bien curieux puisque celui-ci s’est présenté comme étant son Cancer (Albert Dupontel) ! Moment d’étonnement d’abord et puis après avoir repris quelques gorgées de blanc, il tente de s’en débarrasser en le jetant par-dessus la rambarde mais le cancer est un mal coriace ! Bien décidé à s’insinuer dans la plus stricte intimité de son hôte, il aimerait bien le faire mourir très vite mais Charles a une dernière volonté : lui laisser le temps d’aimer Louisa (Anne Alvaro).

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    Le dernier film de Bertrand Blier ne passera pas inaperçu déjà par son sujet -un cancer incarné par le toujours très bon Albert Dupontel- et aussi par sa forme. Bravo donc pour l’atypisme du scénario pourtant on déplore vite que l’enthousiasme s’évanouit au fil des minutes, le huis-clos dans cette villa finit par nous lasser des personnages malgré un Jean Dujardin d’excellent cru. Heureusement quelques répliques cinglantes nous font tenir le coup sans quoi la bouteille de vin blanc aura été un élément indispensable pour apprécier Le bruit des glaçons. A découvrir essentiellement pour l’originalité de son histoire.

     

    Il faut le voir pour : Prévoir une bouteille … d’eau pour ce soir !