Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • J’ai tué ma mère

    aff.jpg

    A 16 ans, la vie est belle ; on traine avec les potes d’enfance, on s’amuse, on profite de tout sans se soucier de rien mais ce n’est pas le cas de Hubert Minel (Xavier Dolan). Chaque jour est un supplice lorsqu’il la voit, il ne peut plus supporter cette femme qui lui a donné naissance ; sa mère Chantal (Anne Dorval) est devenue la personne qu’il hait le plus en ce monde. Son père, il ne le voit que très rarement celui-ci n’assumant pas son rôle de chef de famille. En attendant ses 18 ans et de pouvoir jouir de l’héritage que lui a légué sa grand-mère, il doit donc continuer de vivre sous le même toit qu’elle et les journées sont rythmées par les disputes.

    19129762.jpg

    Marginal et étouffé par la simple existence d’une mère qui n’en a que le nom, Hubert est au cœur d’un véritable psychodrame faisant de sa vie un enfer. Détruire le mythe de l’amour maternel est un pari risqué que n’a pas hésité à prendre le jeune réalisateur Xavier Dolan qui interprète aussi le premier rôle. On a parfois la désagréable impression que certaines scènes sont surjouées ceci dans l’unique but de faire grandir cette tension entre mère et fils. D’ailleurs, seules les scènes réunissant ce duo sont réellement intéressantes, le reste est de l’ordre de l’anecdotique. Le titre sonne fort et ne manquera pas de vous interpeller mais la curiosité s’arrête là car J’ai tué ma mère a bien du mal à nous accrocher.

     

    Il faut le voir pour : Penser à faire plus de sondages dans la vie !

  • The reader

    aff.jpg

    Berlin en 1958 ; c’est en rentrant du collège que Michael Berg (David Kross / Ralph Fiennes) allait rencontrer la femme qui allait bouleverser sa vie. A l’époque il n’avait encore que 15 ans, Hanna Schmitz (Kate Winslet), femme trentenaire l’avait alors aidé alors qu’il était gravement malade. Quelques mois après, le jeune garçon était venu la remercier et c’est à partir de ce moment précis que leur relation a commencé. Tandis que Michael découvrait les plaisirs de l’amour, Hanna se laissait subjuguer par les livres que lui lisait son jeune amant puis un jour tout cessa brusquement. Hanna disparut sans laisser de traces et c’est quelques années plus tard que l’on retrouvera sa trace en plein cœur d’un procès retentissant car elle faisait partie des SS.

    19129762.jpg

    Le film nous embarque d’abord dans une relation passionnelle entre un ado et une femme dont on sait que peu de choses puis la vérité implacable finit par éclater au visage. Tout comme le personnage, on se retrouve confronté à un paradoxe sentimental passant de l’amour à la haine irascible éveillant ainsi de nombreuses interrogations. Inspiré par le livre du même nom de Bernhard Schlink paru en 1995 qui avait déjà crée une vive polémique, The reader ne manquera pas lui non plus de déclencher des réactions. Si coté interprétation tout est irréprochable (Winslet décrochant l’Oscar de la meilleure actrice), on n’échappe pas à quelques longueurs notamment durant le procès.

     

    Il faut le voir pour : Demander à votre compagne de vous lire des livres.

  • Black

    aff.jpg

    Tout a foiré pour Black (MC Jean Gab’1) et ses complices, le braquage a tourné au massacre et il est le seul à avoir la vie sauve. Encore sous le choc, il reçoit alors un coup de fil de son cousin Lamine (Ibrahima Mbaye) de Dakar qui le met au parfum sur un coup mythique ! Une valise remplit de diamants serait conservé dans le coffre d’une banque qui ne demande qu’à être dévalisée. Black rassemble alors une nouvelle équipe de potes d’enfance et a bien l’intention de réussir ce coup mais il ignore que ce trésor suscite de nombreuses convoitises.

    19129762.jpg

    On l’avait aperçu dans B13 Ultimatum et c’est désormais seul que l’on retrouve Mc Jean Gab’1 dans un film tout aussi musclé. Après un braquage explosif sous le ciel gris de France, l’action se poursuit à Dakar où on se retrouve avec des mercenaires russes puis des lutteurs armés de machette, bref ça part gentiment en sucette. En gros de l’action bien bourrin, un poil de comédie mais surtout un dénouement surréaliste qui fait basculer soudainement Black dans l’étrange. Hormis cela, un film d’action qu’il faut savoir prendre à la légère.

     

    Il faut le voir pour : Constater que le téléphone arabe passe très bien à Dakar !

  • Tricheuse

    aff.jpg

    Notre pote Clémence (Hélène de Fougerolles) est une femme forte et indépendante qui profite pleinement de sa situation. Professionnellement, elle est à une période charnière de sa carrière d’avocate puisqu’elle a décidé de se mettre à son propre compte. Coté cœur, elle se satisfait pleinement de son célibat préférant les aventures aux engagements mais certains mecs s’avèrent plus collants comme Cédric (Jean-Marie Lamour). Ce prof de sport est fou amoureux de la jeune avocate allant jusqu’à lui offrir un magnifique piano ; c’est alors le point de départ d’un florilège de quiproquos.

    19129762.jpg

    Dans la famille des comédies ringardes ; on a tiré la bonne carte et plutôt deux fois qu’une ! Elle est blonde, ambitieuse et riche ; lui n’a pas un sou mais a le cœur sur la main et rien ne pouvait les réunir et pourtant Tricheuse l’a fait. Que peut-on bien reprocher à ce film en dehors de ces clichés d’un autre âge, de son humour aussi évolué que les sculptures de Farid ? Ah si, il manque les rires enregistrés pour rendre le film aussi intéressant qu’une sitcom d’AB Productions. Consternant de bout en bout, on tend plus vers le pathétique que vers le comique.

     

    Il faut le voir pour : Se mettre à la sculpture, vous avez peut-être du talent.

  • Bloodrayne 2 - Deliverance

    aff.jpg

    L’installation des chemins de fer à Deliverance crée l’effervescence dans la ville mais la fête est vite troublée. Un soir, Billy the kid (Zack Ward) et ses hommes débarquent et sèment la terreur d’autant plus que ce ne sont pas de simples malfrats mais également des vampires ! Pendant ce temps, Rayne (Natassia Malthe) vient rendre visite à ses potes d’enfance mais constate qu’ils ont servi de hors d’œuvre à Billy et sa bande. Elle aussi a du sang vampire hérité par sa mère mais seule face à tous ses hommes, elle doit d’abord trouver du renfort avant de pouvoir accomplir sa vengeance !

    19129762.jpg

    Sans avoir été très convaincant, Blooodrayne premier du nom restait une adaptation de jeu vidéo d’assez bonne facture. Comme pour beaucoup de suites, on ne peut pas en dire autant de ce Bloodrayne 2 - Deliverance qui pour l’occasion nous transporte en plein Far West. Un mariage de deux genres qui aurait pu être bénéfique mais ici complètement déséquilibré car on a l’impression de se retrouver devant un western. Quelques morsures viennent nous rappeler que des suceurs de sang sont embarqués dans l’histoire mais la mayonnaise ne prend pas. Un véritable désastre surtout quand on sait qu’un troisième épisode est d’ores et déjà prévu !

     

    En savoir plus sur Blooodrayne ?

  • Sans rancune !

    aff.jpg

    Gamin turbulent, Laurent Matagne (Milan Mauger) pose pas mal de soucis à sa mère. Le voilà encore forcé de changer d’école et c’est ainsi qu’il se retrouve dans cet établissement particulier fondé par des anciens combattants. Le père de Laurent, Gilbert ( ????), a disparu durant la Seconde Guerre Mondiale et c’est pourquoi il a été accueilli à bras ouvert. Une nouvelle fois, Laurent fait preuve de peu d’assiduité préférant une bonne bagarre avec son nouveau pote d’enfance Boulette (Benoit Cauden). C’est un professeur qui va lui faire changer d’attitude. Celui que l’on surnomme Vapeur (Thierry Lhermitte) enseigne les lettres et va lui faire découvrir l’écriture mais dans le même temps, Laurent se met à croire à la folle idée que ce professeur pourrait bien être son père.

    19129762.jpg

    C’est vrai que le film ne paie pas de mine à première vue mais on finit par se laisser charmer par cet ado à la recherche d’un père. Si l’histoire du professeur qui éveille miraculeusement un écrivain surdoué n’a rien de vraiment original, on est davantage absorbé par cette volonté de trouver la vérité d’un père qu’on pensait disparu. On peut aussi compter sur un Thierry Lhermitte (est ce qu’il vieillit au même rythme que nous ?) en délicieux dandy qui entretient tout le mystère autour de son personnage. Malgré son aspect téléfilm, voilà un film plutôt agréable que vous pourrez bien sur voir Sans rancune !

     

    Il faut le voir pour : Prendre vos précautions avec les tapettes à mouche, ça peut provoquer des morts !

  • Bronson

    aff.jpg

    Angleterre, Michael Peterson (Tom Hardy) aurait pu être un homme comme les autres mais lui a préféré la célébrité quitte à passer sa vie derrière les barreaux. Tout commence avec le braquage d’une poste qui lui rapporte quelques misérables pounds et dès lors, sa vie carcérale deviendra légendaire. Il a à peine 19 ans et ne quittera plus les prisons, les hôpitaux psychiatriques car son comportement violent et imprévisible est une menace pour notre société. Pour se faire connaitre, il a changé son nom ; le monde le connait aujourd’hui comme étant Charles Bronson, le prisonnier le plus dangereux d’Angleterre.

    19129762.jpg

     

    Impossible de véritablement cerner la personnalité de Michael Peterson ou plus exactement celui de Charles Bronson d’où un film brut, sans colonne vertébrale. Nicolas Winding Refn (Pusher) ne cherche pas à nous pondre un biopic classic, difficile quand il s’agit de mettre en scène la vie du prisonnier britannique le plus célèbre de tous les temps (34 ans d’emprisonnement dont 30 en isolement cellulaire). Hermétique à la notion d’autorité, il ne vit que pour et par la violence mais c’est un personnage torturé et complexe que nous présente Bronson. C’est l’ovni du moment, aussi étrange que son héros, il fallait bien un film d’un tel calibre pour ce personnage controversé.

     

    Il faut le voir pour : Louer un film avec le vrai Charles Bronson, ça vous calmera.

  • Calibre 45

    507ac09eb520b3c044c16a93c5cd5058.jpg

    Dans le quartier, le grand patron c’est Big Al (Angus MacFadyen) ; tout passe par lui et vous n’avez pas intérêt à vouloir l’entuber car vous regretteriez le simple fait d’y avoir pensé. Personnage aussi arrogant que respecté, c’est cet aura qui a séduit Kate (Milla Jovovich) et tous deux vivent de vols et autres petits délits. Mais Kate est une femme soumise, écrasée par l’autorité de Al, qui non seulement d’être un criminel est un homme violent qui n’hésite pas à en venir aux coups pour se faire écouter. Une situation qui exaspère au plus haut point Vic & Reilly (Sarah Strange & Stephen Dorff), les potes d’enfance de Kate bien décidés à faire quelque chose.

    56a412ce82bcf46a204064399f395a92.jpg

    Tout laisse à croire qu’on va avoir à un film de gangsters, un de ceux qui nous offrent règlements de compte et autres fusillades. Finalement, avec Calibre 45, il s’agit surtout de la vie très mouvementée d’un couple de malfrats mettant en exergue les femmes battues par leur compagnon et qui craignent de devoir les quitter. Dans ce rôle, la prestation de Milla Jovovich reste assez anodine et malgré un renversement de situation on ne peut pas dire que l’intérêt soit sauvé. Atterrissage en vol direct dans nos rayons DVD pour un film franchement ennuyeux.