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  • Ce n’est qu’un début

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    A l’école maternelle Jacques Prévert située à Le Mée-sur-seine, la maitresse Pascaline Dogliani a préparé cette année un atelier bien particulier : un cours de philosophie. Cela peut paraitre curieux de mettre ne place un tel programme pour de si jeunes enfants mais ils sont également à un âge où ils se posent toutes sortes de question. C’est donc en toute innocence et avec une spontanéité parfois déconcertante qu’ils vont échanger leurs idées sur de vastes sujets comme la liberté, l’amour, la richesse mais des sujets plus graves comme la mort. Des thèmes qu’ils n’hésitent pas à partager avec leur famille levant ainsi certains tabous.

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    Voici un projet vraiment intéressant que celui lancé par Cilvy Aupin, Jean-Pierre Pozi & Pierre Barougier ; instaurer des séances de philosophie dans des classes maternelles. L’idée au départ peut paraitre saugrenue mais laisse ensuite place à un flot d’idées énoncées avec l’innocence que l’on connait aux enfants. Bien entendu, certaines choses ne manqueront pas de vous faire sourire d’autres démontrent combien l’enfant acquiert rapidement sa capacité d’assimilation, d’analyse et d’interprétation des informations qui l’entourent. Un documentaire très riche qui aurait pu se dispenser de quelques minutes superflues mais qui finit de nous convaincre d’installer des séances de philosophie dès la maternelle et Ce n’est qu’un début !

     

    Il faut le voir pour : Arrêter de ranger le Nutella au frigo !

  • Mother & Child

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    Sa fille va bientôt fêter son 37ème anniversaire et Karen (Annette Bening) ne sait rien de cet enfant qu’elle a été forcée d’abandonner. Tombée enceinte à l’âge de 14 ans, elle ne pouvait assumer une telle responsabilité et cette séparation a provoquée une véritable cassure au point qu’aujourd’hui encore elle souffre de cette absence. De son coté, Elizabeth (Naomi Watts) n’a jamais cherché à connaitre ses origines ; elle consacre tous ses efforts pour construire sa carrière mais cette brillante avocate ne sait pas rester en place. Pendant ce temps, Lucy & Joseph (Kerry Washington & David Ramsey) sont en pleine procédure d’adoption ; ils sont à la recherche d’un bébé afin de pouvoir enfin fonder une famille.

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    Ça risque de pleurer dans les chaumières avec ce drame familial constitué du portrait de 3 femmes. Au départ, on se demande tout de même ce que vient faire l’histoire de Kerry Washington et la réponse viendra dans la dernière demi-heure. Pour peu que l’on adhère à une histoire trop bien écrite pour être crédible, on saura apprécier ce film reposant essentiellement sur la relation entre les personnages d’Annette Bening & Naomi Watts. Mother & Child, de par son scénario, trouvera plus d’écho auprès du public féminin qui partagera avec plus d’enthousiasme ces diverses expériences de femmes à propos de la maternité.

     

    Il faut le voir pour : Arrêter votre femme avant qu’elle ne dise une bêtise (vous allez avoir du boulot !)

  • Le village des ombres

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    8 Aout 2008. Un groupe de 9 jeunes ont décidé de passer un séjour ensemble dans le petit village de Ruiflec où les attende une grande maison. Tout allait bien jusqu’à ce qu’ils approchent de ce village ; Hugo (Djédjé Apali) qui conduisait la seconde voiture a voulu partir en éclaireur mais quelques secondes après, on retrouve le véhicule abandonné au beau milieu de la route. Emma (Christa Theret) s’inquiète pour sa sœur qui était à bord de cette voiture mais dans un premier temps, ils vont devoir rejoindre la maison pour clarifier un peu la situation. A peine sont-ils entrés que Lucas (Axel Kiener) disparait à son tour et pour eux le cauchemar ne fait que commencer.

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    Un groupe de jeunes potes d’enfance, des disparitions inexpliquées et une malédiction antique ; vu comme ça l’histoire de ce film en rappelle mille autres. Le village des ombres n’a cependant rien pour vous faire sursauter du siège, le réalisateur Fouad Benhammou semble plus occupé à soigner les détails historiques qui illustrent son scénario qu’à vouloir nous donner des frayeurs. Réalisation parfois curieuse (la séquence de l’automobiliste très mal intégrée), des révélations qui surgissent alors que le spectateur ne cherche déjà plus à comprendre ; c’est encore un bel échec dans un genre qui ne réussit guère au cinéma français.

     

    Il faut le voir pour : Eviter les vacances à Ruiflec, c’est mort niveau ambiance.

  • Mon babysitter

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    Quand Sandy (Catherine Zeta-Jones) a appris que son mari la trompait, son sang n’a fait qu’un tour et elle a fait sa valise pour quitter la maison en compagnie de ses 2 enfants. Ils emménagent au cœur de New-york où une nouvelle vie commence ; Sandy trouve un appartement mais aussi un boulot et il ne manque plus qu’à lui dégoter un prince charmant. Si les rendez-vous arrangés se révèlent désastreux, cette mère de famille va jeter son dévolu sur Aram (Justin Bartha), son baby-sitter ! Une relation qui fait jazzer dans son entourage du fait de leur différence d’âge puisque le jeune homme n’a que 24 ans et vit encore auprès de ses parents.

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    Pour ceux qui l’ignorent encore, une cougar est une femme d’un certain âge (pour ne pas dire d’un âge certain) qui trouve son bonheur dans les bras d’hommes plus jeunes qu’elle. Hollywood surfe donc sur cet épiphénomène pour nous pondre Mon babysitter, une petite comédie qui se présentait plutôt mal mais qui finalement fut assez agréable. Par indulgence, on évitera de tenir rigueur d’un scénario téléphoné de la première à la dernière minute pour plutôt souligner quelques scènes vraiment drôles et Justin Bartha dans son premier grand rôle d’un film américain au grand écran. Pour ceux qui ont réussi à trouver un(e) bon(ne) baby-sitter ; c’est peut-être l’occasion de se détendre sans trop se prendre la tête.

     

    Il faut le voir pour : Pour les mecs, penser à vous laver les mains après être passé aux toilettes !

  • No et moi

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    Dans le cadre d’un exposé pour ses cours, Lou (Nina Rodriguez) a décidé de s’intéresser au parcours d’une jeune SDF qu’elle a rencontré à la gare d’Austerlitz. Elle s’appelle No (Julie-Marie Parmentier) et se balade de foyer en foyer, écume les soupes populaires pour survivre et va devenir la nouvelle pote d’enfance de Lou. Cette dernière décide alors de demander à ses parents de l’héberger ; une arrivée qui au premier abord redonne un peu de vie à cette famille marquée par un drame récent. No va pouvoir repartir sur de nouvelles bases, elle trouve rapidement un job dans un hôtel mais les vieux démons ressurgissent.

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    S’il y a bien quelque chose à retenir de No et moi ; c’est avant tout la belle prestation de Julie-Marie Parmentier et dans une moindre mesure celle d’Antonin Chalon (fils de Zabou Breitman) dans le rôle de Lucas. A eux deux, ils incarnent 2 personnages pleins de vie qui donnent le rythme dans la première partie effaçant même parfois la petite Lou mais curieusement leur association fait ensuite baisser le rythme d’un ton. Zabou Breitman n’a pas envie de donner des leçons de moral à chacun de nous mais à vouloir trop se préserver, elle finit par rendre le film presque anodin. Aucun message à proprement parler ne ressort, film plutôt sympathique mais qu’on oublie beaucoup trop vite !

     

    Il faut le voir pour : Faire connaissance avec la fille de Louis Bertignac !

  • Red

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    Ancien membre de la CIA, Frank Moses (Bruce Willis) est ce qu’on appelle un RED, Retraité Extrêmement Dangereux. Sans qu’il sache pourquoi, sa maison a été réduite en cendres par un groupe de mercenaires mais il s’extirpe de ce piège sans trop de difficultés. Avant d’enquêter un peu plus sur cette affaire, il part rejoindre Sarah (Mary-Louise Parker) ; une femme qu’il n’a jamais rencontré mais dont il est tombé amoureux au fil de leurs conversations téléphoniques. Ce détail réglé, il cherche de l’aide auprès de ses anciens potes d’enfance Victoria, Marvin & Joe (Helen Mirren, John Malkovich & Morgan Freeman). Ils découvrent un secret ; lors d’une mission qu’ils avaient mené au Guatemala en 1981, un membre haut placé du gouvernement américain aurait pris par à l’opération.

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    Nouvelle adaptation d’un comic book, c’est cette fois l’œuvre de Warren Ellis & Cully Hamner qui se voit offrir les honneurs du grand écran. Red attire avant tout par son casting alléchant mais hormis 2-3 scènes d’action de belle facture - la sortie de Willis de la voiture en pleine course-poursuite, grande classe ! - on se retrouve ensuite avec un film certes de bonne qualité mais sans grand éclat. Pas de surprise au programme pour ce divertissement tout à fait raisonnable, un film qui prouve également que les "vieux" ont encore de l’énergie à revendre et que leur retraite est encore loin.

     

    Il faut le voir pour : Se méfier des cochons roses en peluche !

  • Ensemble c'est trop

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    Toute la famille s'était réunie pour célébrer l'anniversaire de grand-mère et soudain le drame arriva. En voulant sortir un mouchoir, notre pote Henri (Pierre Arditi) retire involontairement de sa poche une culotte. Ni une ni deux, sa femme Marie-France (Nathalie Baye) pique une crise et pour la calmer, sa belle-fille Clémentine (Aissa Maïga) l'invite à passer quelques temps à la maison en compagnie de son fils Sébastien (Jocelyn Quivrin) et de leurs enfants. Ils pensaient que cette crise ne serait que passagère mais quand ils apprennent qu'Henri sort avec une ancienne camarade de classe de son fils et que celle-ci attend un enfant, ils savent qu'ils ne sont pas prêts de voir Marie-France les quitter.

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    Fallait pas l'inviter ! Ensemble c'est trop est une petite comédie française qui tourne sur la crise de la soixantaine de notre chère Nathalie Baye provoquée par les coucheries de son mari. Il y avait là matière à nous proposer quelque chose de drôle et surtout de plus rythmé ; dommage que Nathalie Baye ne se soit pas lâchée davantage. Il y a quand même quelques bonnes répliques et un casting riche mais inexploitée avec Aissa Maïga, Laurent Lafitte, Jacques Weber ou encore Eric Cantona. On retiendra évidemment la dernière apparition du comédien Jocelyn Quivrin tragiquement décédé avant la sortie de ce film en salles.