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  • Mensonges d’état

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    Roger Ferris (Leonardo Di Caprio) est un agent de la CIA travaillant sur le terrain et il est actuellement au Moyen-Orient. Il est à la recherche d’informations de la plus haute importance qui lui permettrait de remonter jusqu’à Al-Saleem (Alon Aboutboul); un dangereux terroriste à l’origine de récents attentats à travers l’Europe. Sa dernière mission le conduit en Jordanie où il doit prendre contact avec le chef des renseignements Hani Salaam (Mark Strong). Pour espérer infiltrer une taupe dans l’équipe des terroristes, il faudra beaucoup de patience mais le temps manque pour les supérieurs de Ferris et cela risque de tout faire foirer.

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    Les missions d’infiltration ne s’arrêtent plus pour le playboy d’Hollywood puisqu’après Les infiltrés de Martin Scorcese, c’est désormais Ridley Scott qui le parachute en agent de la CIA, chasseur de méchants terroristes. Manipulé par un Russel Crowe à qui l’on a greffé une oreillette, Léo nous fait visiter tout le Moyen-Orient dans un déluge d’action et une réalisation maitrisée de A à Z. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire de Mensonges d’état un nouveau classique du cinéma américain et c’est évidemment une des valeurs sures du moment !

     

    Il faut le voir pour : Jeter un œil en l’air, on vous observe !

  • Johnny Mad Dog

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    Quelque part en Afrique. Arme à la main, Johnny Mad Dog (Christopher Minie) n’est plus un adolescent, c’est un soldat qui exécute les ordres du Général Never Die (Jospeh Duo). Accompagné de ses compagnons répondant tous à des noms de code et affublés de façon étrange, ce groupe sème la terreur laissant derrière eux morts et femmes violées. Pendant ce temps Laokolé (Daisy Victoria Vandy) elle, cherche simplement à survivre à rester auprès de son père qui a perdu ses jambes et de son petit frère.

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    Son producteur Mathieu Kassovitz l’avait un peu prédit lors de la Rencontre Exclusive de Johnny Mad Dog, la sortie au cinéma souffre d’une véritable médiatisation. Sujet pour le moins sensible mais auquel le réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire est particulièrement attaché ; voilà un film qui réveille les consciences. Souffrant d’une histoire un peu trop fouillis et par un manque de rythme à certains passages, il faut toutefois reconnaitre que Johnny Mad Dog apporte un nouveau souffle sur le cinéma français encore bien frileux sur de tels sujets.

     

    Il faut le voir pour : Ne plus vous moquer des films de Chuck Norris.

  • Rencontre exclusive Johnny Mad Dog

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    Vendredi 17 Octobre, j’ai eu l’occasion de me rendre à une rencontre organisée par la FNAC Saint-Lazare consacrée au film Johnny Mad Dog (Sortie en salles le 26 Novembre dernier). Etaient ainsi invités le réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire et le producteur un certain Mathieu Kassovitz (à qui l’on doit le méga-culte La Haine).

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  • Mon espion préféré

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    C’est à contrecœur que notre pote Henry (Colin Hanks) a quitté sa mère mais il n’avait pas le choix car ce jeune agent du FBI partait pour une opération de la plus haute importance. 3 ans après, il revient enfin voir sa mère totalement métamorphosée. Marty (Meg Ryan) s’est rendu compte que sa vie devait changer lorsque son fils l’a quitté et aujourd’hui c’est une superbe femme épanouie qui veut profiter de chaque minute. Un changement radical qu’Henry a du mal à accepter surtout quand il voit tous les prétendants qui lui tournent autour. D’ailleurs, le dernier en date est un certain Tommy (Antonio Banderas) qui se révèle être en réalité un voleur d’art !

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    Après Max la menace, voici un nouveau film qui tente la combinaison peu évidente entre l’humour et l’espionnage. Contrairement à l’œuvre de Steve Carrell, Mon espion préféré fait primer la comédie car si vous cherchez de l’action, vous vous êtes trompé de salle. Antonio Banderas, le voleur de service ne fait que manipuler son avion télécommandé ce qui est la scène, et de loin, la plus spectaculaire du film. Vous l’aurez compris, on est ici pour se marrer devant l’inconfort d’un fils qui découvre la nouvelle vie tumultueuse d’une mère. C’est drôle au départ mais à la longue ça manque d’idées.

     

    Il faut le voir pour : Etre heureux de ne pas avoir une mère sexy !

  • Collision

    Rick Cabot (Brendan Fraser) est le procureur général de Los Angeles. Il a une vie plutôt aisée qu’il partage avec sa femme Jean (Sandra Bullock) mais tout bascule lorsque ce couple se fait agresser en pleine rue. La jeune femme reste très choquée par cet évènement et malgré une maison hautement sécurisée, elle est prise d’une terrible angoisse paranoïaque difficile à apaiser. Autre lieu, autre couple ; Cameron & Christine Thayer (Terrence Howard & Thandie Newton) rentrent d’une soirée mais se font arrêter par une patrouille de police. Le sergent Jack Ryan (Matt Dillon) qui procède à leur contrôle n’est pas prêt de se faire oublier !

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    Récompensé de l’Oscar du meilleur film en 2006, Collision a en effet pas mal d’atouts pour séduire les spectateurs. Film choral rassemblant un parterre de stars parmi lesquelles on citera Don Cheadle, Sandra Bullock ou Matt Dillon ; le plus intéressant restant l’histoire commune des personnages. Paul Haggis met en premier plan les préjugés qui peuvent surgir après un fait marquant et ce qu’on apprécie tout particulièrement c’est que cela n’épargne personne. Un thème fort, une belle distribution ; il n’en fallait pas plus pour faire de ce film un des grands succès du cinéma américain.

  • La très très grande entreprise

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    Le verdict est tombé dans l’affaire qui oppose Nateris, une grande société d’agrochimie, aux différents plaignants. Le dédommagement s’élève à 12 000 € pour chacun dont l’activité professionnelle a été réduite à néant par l’installation de cette entreprise. Cette somme dérisoire est une insulte pour Mélanie, Zak & Denis (Marie Gillain, Roschdy Zem & Jean-Paul Rouve) qui ont perdu beaucoup. Ils ont bien l’intention de faire appel mais pour que cela porte réellement ses fruits, il va falloir apporter à la barre un fait nouveau susceptible de condamner Nateris. Direction le siège à Paris pour tenter de trouver ces documents compromettants.

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    Sous couvert d’une comédie, le réalisateur Pierre Jolivet entend dénoncer les pratiques contestables de certaines grandes multinationales avec La très très grande entreprise. C’est un combat livré par un groupe de particuliers qui doit faire face au gigantisme d’une société prête à tous les subterfuges pour sauver les apparences. Il ne s’agit évidemment pas de retrouver un grand film d’espionnage à l’américaine avec son déluge de technologie mais une fine équipe qui va  se débrouiller avec les moyens du bord. Comédie tout ce qu’il y a de plus respectable avec de bonnes idées comme la présentation des "victimes" et qui vous fera passer un bon moment de cinéma.

     

    Il faut le voir pour : Découvrir que les avocats indiens pourraient être des grands joueurs de foot.

  • Saw V

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    Rares sont les survivants des jeux de Jigsaw (Tobin Bell) et l’Inspecteur Strahm (Scott Patterson) peut s’estimer heureux. Le tueur au puzzle mort, il pourrait reprendre une existence normale mais quelque chose le tracasse et cela concerne notamment Hoffman (Costa Mandylor) qui a reçu les honneurs après avoir sauvé une petite fille d’un bain de sang. Bien que retiré de l’affaire, Strahm décide de mener sa propre enquête et les preuves s’accumulant, il découvre que Hoffman est en fait très proche de Jigsaw. Pendant ce temps, 5 nouvelles victimes vont devoir affronter les pires horreurs dans le simple espoir de ressortir vivants !

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    Autant Saw IV se laissait bien regarder autant Saw V est un des plus gros foutages de gueule de l’histoire du cinéma. Avec une trame historique inexistante, ils ont quand même réussi à nous boucler un film entier en entrecoupant les phases d’enquêtes de massacres aussi anecdotiques que  sanglants. Evidemment, les nouvelles victimes font de la figuration se prenant dans des pièges plus tordus les uns que les autres ; la saga continue de brasser les dollars et l’on redoute le pire avec Saw VI qui part néanmoins avec un superbe jeu de mots ! Il est grand temps de boucler une saga en cruelle manque d’inspiration.


    Il faut le voir pour : Découvrir les nouveaux pièges tordus.


    En savoir plus sur Saw ?

    En savoir plus sur Saw II ?

    En savoir plus sur Saw III ?

    En savoir plus sur Saw IV ?

  • Bouquet final

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    Issu d’une famille d’artiste, Gabriel (Marc-André Grondin) a longtemps cru qu’il pourrait vivre de sa passion pour la musique. D’ailleurs, il a été à deux doigts de partir pour la Laponie pour faire la bande-originale d’un film mais il y a eu une grande mésentente. Frustré par ce nouvel échec, il prend une décision folle aux yeux de ses parents en allant chercher du travail. Il atterrit ainsi dans une société appelée Ciel & Terre en pleine recherche d’un commercial dynamique pour booster leur chiffre d’affaires. Le produit qu’il da devoir défendre n’est pas banal puisqu’il s’agit de vendre … des cercueils !

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    Amis de l’humour noir, bonsoir ! Il n’est pas facile de faire une comédie tournant autour d’un thème aussi sinistre que la mort et Bouquet final s’en tire avec un peu de peine. L’humour se construit essentiellement autour des jeux de mots et de mises en situations insolites propulsées par Bérénice Béjo, Didier Bourdon & Marc-André Grondin. Le film présente les méthodes plus que douteuses utilisées par des vendeurs peu scrupuleux mais comédie oblige  le fait de manière plus que légère. L’imagination étant donc au point mort et le spectateur d’être mort de rire, voilà donc un film qui ne fera pas longue date au cinéma !

     

    Il faut le voir pour : Penser à essayer votre cercueil.

  • The visitor

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    Professeur d’université, la vie de Walter Vale (Richard Jenkins) est tombée dans une bien triste monotonie depuis la disparition de sa femme. Pour des raisons professionnelles, il doit se rendre à New York où il possède un appartement mais lorsqu’il arrive sur place, une surprise l’attend. Zainab & Tarek (Danai Jekesai Gurira & Haaz Sleiman) ; un jeune couple est installé depuis quelques mois et ont semble t-il été victimes d’un escroc. N’ayant aucun lieu où dormir, Walter leur propose de les héberger le temps de trouver une solution. Au fil des jours, Tarek & Walter se lient d’amitié grâce à la musique jusqu’au jour où le jeune homme est arrêté par la Police.

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    Plus habitué à être devant la caméra que derrière, Thomas McCarthy soulève un sujet bien délicat à travers son second long métrage. A travers la situation vécue par Walter, c’est la politique de l’immigration aux Etats-Unis qui est présentée dans The visitor. Le réalisateur ne s’attarde d’ailleurs pas le processus en lui-même mais plutôt sur les répercussions affectant les deux personnages que sont Walter & Tarek. On connait peu l’acteur Richard Jenkins mais sa prestation relève un film un peu trop linéaire.

     

    Il faut le voir pour : Essayer de faire du Djembé sans son pantalon.

  • Romper Stomper

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    Hando (Russel Crowe) vit en Australie, un pays dont il est extrêmement fier et qu’il estime gangréné par les races inférieures notamment les asiatiques. Plus le temps passe, plus les vietnamiens s’installent dans le quartier avec tous leurs restaurants ce qui représente une menace directe pour l’histoire nationale. Quand ils en ont l’occasion, ils se défoulent volontiers sur les "chinetoques" qui ont le malheur de croiser leur chemin mais quand on cherche ces derniers on les trouve.  Poursuivis par des dizaines de vietnamiens, Hando et ses troupes doivent fuir de leur cachette et se trouver un autre toit afin de préparer leur vengeance.

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    Quand on regarde Romper Stomper aujourd’hui, on pense immédiatement à American History X qui aborde le même sujet. Moins médiatisé et surtout réalisé en Australie, le film a pas mal vieillit depuis le début des années 1990 et le look de certains personnages prête parfois à rire. Le thème du racisme lui est malheureusement toujours d’actualité et le film tombe encore dans le piège de  l’amalgame entre les idées nazies et le mouvement des skinheads. Malgré tout, ça reste à découvrir notamment pour découvrir un certain Russel Crowe dans l’un de ses tout premiers rôles et pour le final auquel on ne s’attend pas vraiment.