Jack - Fight Club

Jack : Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles.
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Jack : Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles.

Le Sanosafe Troupe Spectacular est le plus prestigieux des concours de danse réservés aux enfants. Cette année encore, la compétition va battre son plein avec en tète d’affiche les tenants du titre, la troupe de Miss Elizabeth (Jane Hall). Son école de danse est réputée pour son haut niveau d’exigence et par un travail acharné tout le contraire de celle de M. Jonathon (Ben Miller) dont les cours sont plus particuliers. En effet, celui-ci ne veut pas enseigner bêtement mais concilier danse et prise de conscience aux enfants. Il essaye donc toujours de monter ses spectacles en fonction des causes qu’il entend défendre et pour aller à la finale, une idée lumineuse lui est venue : dénoncer le sort des femmes afghanes !

Loin d’être un simple défilé de spectacles, il y a de réelles bonnes idées dans ce film aux allures de documentaire. On suit le parcours des 2 troupes à travers les différents protagonistes parfois excentriques et finalement pas si éloignés de certaines réalités. Entre la mère qui pousse sa fille à la réussite qui lui a échappé et le prof de danse allumé, on a une sacrée galerie de personnages. Si l’humour et le second degré avait été plus poussé, l’histoire moins linéaire on aurait certainement obtenu la grande comédie de ce début d’année mais cela n’enlève en rien les qualités de Dancing Queens. Un film australien qui vient apporter un brin de fraicheur au cinéma et qui mérite le coup d’œil pour les amateurs de danse.

Pour lui, il ne fait aucun doute, il sera prochainement l’un des grands noms du cinéma français. Goran que le quartier a surnommé Kubrick (Clément Sibony) veut que son art soit reconnu mais réaliser un film n’est pas à la portée du premier venu et il faut savoir faire preuve de persévérance. Heureusement, à ses cotés il peut compter sur ses 2 potes d’enfance que sont Toxic & Karim (Dan Herzberg & Micky El Mazroui) sans compter le soutien inconditionnel de son père Serguei (Miki Manojlovic). Miné par ce manque de reconnaissance, la vie de Kubrick n’est pas totalement sombre illuminée par la présence de Soraya (Karina Testa), sa beauté saisissante fait indéniablement battre le cœur de notre héros.

Voilà ce que l’on appelle un film de jeunes fait par les jeunes pour des jeunes ! Minimisant certains clichés que l’on a l’habitude de voir, Ze film reprend également avec une certaine ironie les problématiques qui peuvent surgir au sein d’une cité (restrictions liés à la religion, présence d’une violence urbaine…). Entre la comédie et le film générationnel ; l’œuvre de Guy Jacques a un peu de mal à trouver sa propre identité malgré des comédiens aussi généreux que talentueux. Ça reste tout de même un bon divertissement, un film qui vous fera décrocher quelques sourires mais guère plus.
Découvre le film Dans la peau du héros !

Isabella (Reese Whiterspoon) est morte d’inquiétude ; son mari Anwar El-Ibrahim (Omar Metwally) qui était en voyages d’affaires à l’étranger aurait du atterrir mais depuis son départ d’Afrique du Sud, elle n’a eu aucuns coups de fil. Pendant son voyage, un attentat a ravagé un quartier populaire d’Egypte ; un acte atroce revendiqué par le terroriste Rashid Salimi (Omar Salim). L’état d’urgence est alors décrété aux Etats-Unis car un de leurs agents figure parmi les victimes et le programme Rendition est déclenché. Retour sur notre pote Anwar car on a décelé dans ses factures téléphoniques des contacts potentiels avec le terroriste. Il est alors immédiatement conduit en un lieu secret pour y être interrogé.

Détention secrète s’inscrit dans la mouvance de ces films post 11 Septembre qui viennent dénoncer les décisions parfois aberrantes des autorités américaines. Sous couvert de protectorat national, celles-ci n’hésitent pas à utiliser des méthodes plus que douteuses pour arracher des informations peu qu’elles existent. Un film hélas pas si éloigné de la réalité quand on pense au ca flagrant de Guantanamo ; une oppression qu’a donc voulu dénoncer Gavin Hood réalisateur du déjà très bon Mon nom est Tsotsi. Film conseillé donc avec d’excellents comédiens notamment Meryl Streep plus détestable que jamais dans la peau de cette femme politique glaciale.
Il faut le voir pour : Acheter du Duty free dans les avions.

Théo (Jonathan Zaccaï) n’en revient toujours pas ; il vient de l’apprendre dans le journal. Son pote d’enfance, son frère d’adoption Martin (Guillaume Depardieu) est inculpé pour une série de meurtres avec viol. La dernière victime en date est la jeune Isabelle (Alicia Fleury) que Théo connaissait bien puisqu’il s’agit de la fille de Denis (Lionel Abelanski), un ami de la famille. Bouleversé par cette nouvelle, il se rend sur place pour soutenir sa mère Monique (Frédérique Meninger) dans cette dure épreuve d’autant plus qu’elle est harcelée par le voisinage qui ne pardonne pas le crime de Martin. L’espoir de voir ce dernier innocenté est mince mais Théo veut encore y croire.

Comment réagir lorsqu’on apprend qu’un de ses proches est un criminel potentiel ? Voilà la principale motivation du réalisateur Thomas Lilti. Les yeux bandés n’a rien pour convaincre en raison d’une réalisation très plate où Jonathan Zaccaï sans être mauvais ne parvient pas à susciter la moindre émotion chez le spectateur. Le jeu fougueux de Guillaume Depardieu est toujours appréciable mais son personnage occupe moins d’importance dans l’histoire. Finalement, le film ressemble beaucoup à son sujet, il s’agit d’un fait-divers qui ne tient que quelques lignes dans un journal. Bon je dois faire la blague qui s’impose, à ne pas voir les yeux bandés sinon vous ne verrez rien !

La seconde guerre mondiale vit ses derniers instants mais au Japon, les bombardements continuent de plus belle et touchent la ville de Kobé. Seita, adolescent et sa jeune sœur Setsuko à peine âgée de 4 ans, assistent impuissants à la mort de leur mère touchée par ces bombardements. Ils n’ont pas le temps de faire leur deuil qu’ils doivent partir chez leur tante mais en ces temps de guerre, leur présence n’est pas vraiment appréciée. Se rendant bien compte de la situation, ils se réfugient dans une grotte qu’ils vont aménager pour en faire leur nouveau foyer mais la survie ne sera pas facile.

Alors que la vague Manga commençait à envahir notre pays, on a vu débarquer ce film qui a démontré au monde entier les potentialités de l’animation japonaise. Histoire bouleversante et émouvante que celle de ces 2 enfants victimes d’une guerre qu’ils ne comprennent pas et qui doivent faire l’impossible pour survivre. Pendant que certaines productions Disney s’enlisaient dans du commercial, voir Le tombeau des lucioles a permis de croire à nouveau en l’animation capable de nous offrir une œuvre aussi magnifique. Un des plus grands chefs-d’œuvre qui fera certainement couler quelques larmes et qui fera taire les détracteurs des œuvres nippone.
La scène à ne pas louper : L’ouverture du film

Au fin fonds de l’espace se dresse cet immense bâtiment, un centre de détention où sont retenus des criminels souffrant de pathologie mentale. Non loin de là, une planète hostile appelée Dante mais également connue pour être l’antichambre de l’enfer. Le docteur Elisa (Linh Dan Pham) vient d’arriver sur ce vaisseau en compagnie d’un nouveau patient bien étrange que l’on a surnommé Saint-Georges (Lambert Wilson). Elle est venue dans un seul but, expérimenter son nouveau programme à base de nanotechnologie et pour cela ; les prisonniers se révèlent être de merveilleux cobayes. On découvre que Saint-Georges n’est vraiment pas un homme ordinaire.

Première réalisation pour Marc Caro, un nom qui ne vous dit surement pourtant, ce jeune homme a collaboré avec Jean-Pierre Jeunet sur des œuvres comme Delicatessen & La cité des enfants perdus. S’engouffrant dans le domaine de la science-fiction où le cinéma français peine à trouver sa place ; Dante 01 nous propulse et nous largue dans l’espace avec une histoire complexe où Saint-Georges serait nul autre que le messie. Sur quelques passages, la réalisation se permet une certaine folie mais dans l’ensemble ; il faut dire qu’il n’y a rien de vraiment révolutionnaire sur la forme. Le film peine à nous accrocher malgré des gueules du cinéma comme Dominique Pinon, François Levantal ou encore les beaux yeux de Linh Dan Pham.
Il faut le voir pour : Croire encore à la mode Barthez.

Trois minutes, voilà le temps qu’il a fallu pour 3 hommes masqués et armés pour dévaliser une bijouterie de Hong Kong. Leur plan s’est déroulé presque tel qu’ils l’avaient prévu et ils ont réussi à s’enfuir et à disparaitre dans la nature. L’affaire revient aux mains de la Brigade Antigang avec comme maitre d’orchestre le Capitaine Huang dit Le Chien (Simon Yam) qui doit aussi veiller à l’intégration de sa nouvelle recrue Piggy (Kate Tsui). Après avoir épluché toutes les vidéos des commerces avoisinants le lieu du hold-up, la brigade tient une piste : le Gros (Suet Lam); un criminel multirécidiviste. Une fois celui-ci repéré, une filature va être mise en place pour tenter de mettre la main sur le gang tout entier.

Si le nom de Johnnie To ne nous est plus inconnu, il prend ici la casquette de producteur pour laisser la caméra aux épaules de Yau Nai-Hoi. On retrouve néanmoins des têtes célèbres du cinéma hongkongais avec Tony Leung, Simon Yam ou encore Suet Lam pour un thriller des plus efficaces. Loin des flots de gunfights qui avaient mélodieusement séduits une génération de spectateurs fans de John Woo, Filatures penche davantage sur le suspense de la traque amplifiée par la complexité architecturale de l’ile. Un excellent film dont vous auriez tort de vous priver à moins que vous ne préfériez attendre un éventuel prochain remake américain.
Il faut le voir pour : Se retourner dans la rue pour s’assurer de ne pas être suivi.

Richard (Richard Bohringer), c’est un mec tranquille qui aime les gens et ça se voit ! Si vous voulez le voir, rendez-vous du coté de Ménilmontant, au Bar de La dernière chance où il boit un coup avec tous ceux qui l’entoure à commencer par sa fille chérie Romane (Romane Bohringer). Notre pote Richard aime la vie et il entend bien en profiter, il bouge ainsi avec son groupe de musicos donnant des concerts par-ci par-là et en un moins rien de temps, il se retrouve au Sénégal, son pays d’adoption. Sa vie est faite de plaisirs simples et il est tellement facile de trouver son bonheur quand on prend la peine d’ouvrir son cœur.

Difficile de parler de ce film et même de vous en offrir un résumé tant il est empreint du caractère impétueux de son comédien principal et réalisateur Richard Bohringer. C’est beau une ville la nuit est une sorte de Road-movie prenant parfois des allures de documentaire dans lequel sont éparpillés les bribes de souvenirs de Bohringer. Connaissant très peu le personnage et encore moins le roman homonyme dont le film est l’adaptation, il n’est pas étonnant que l’ennui ait pointé le bout de son nez. Ceci n’est pas un film mais le témoignage d’un homme qui aime sa vie et qui veut faire partager son bonheur à tous ; à vous de voir si vous êtes prêts à embarquer dans cette aventure pas comme les autres.