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salomé stévenin

  • Madame Solario

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    Septembre 2006. Comme chaque année, notre pote Natalia Solario (Marie Féret) est venu passer quelques jours au bord du lac de Côme. Sa présence ravit par ailleurs Bernard Middleton (Harry Lister Smith) ou encore Kovanski (Andrei Zayats) mais des rumeurs peu flatteuses circulent sur cette femme. On raconte en effet qu’elle aurait eu dans le passé une liaison avec son beau-père et que cette histoire se serait terminée avec l’exil de son frère Eugène (Cyril Descours). Quelle ne fut donc sa surprise lorsqu’elle voit arriver ce dernier à Côme et lui aussi ne laisse pas indifférent. Le frère et la sœur sont plus proches que jamais et vont agir de concert pour tenter de retrouver une place dans l’aristocratie.

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    Ce qui frappe d’entrée c’est une photographie peu reluisante au point qu’on se demande parfois s’il ne s’agit pas d’un téléfilm. S’il n’y avait que ça à reprocher à Madame Solario on serait ravi mais on est ensuite accablé par la prestation de Marie Féret qui peut remercier son père réalisateur pour enrichir son CV. C’était déjà limite avec Nannerl, la sœur de Mozart c’est encore plus flagrant ici où son ton monocorde nous donne envie de nous jeter dans le lac et ce n’est pas sa jeune sœur Lisa qui va rattraper le coup (au moins la concernant ses apparitions sont plus limitées). Evidemment avec ça, il est bien difficile de se concentrer sur cette "scandaleuse" histoire d’inceste et rester jusqu’au générique de fin risque d’être un vrai calvaire !

     

    Il faut le voir pour : Se contenter de la vue du lac de Côme.

  • Comme un chef

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    Parce que peu de gens comprennent la conception de la cuisine qu’a notre pote Jacky Bonnot (Michael Youn), celui-ci n’arrive pas à garder un job sur le long-terme. Pourtant, il va devoir faire preuve de plus de responsabilités puisqu’il va bientôt être père et qu’il a promis à sa compagne Béatrice (Raphaëlle Agogué) de ramener de l’argent à la maison. Seulement quand Alexandre Lagarde (Jean Reno), chef réputé du 3 étoiles le Cargo Lagarde, lui demande de devenir son second de cuisine, Jacky ne peut pas laisser une telle opportunité lui échapper. Sa venue va être une délivrance pour Alexandre car il est sur le point de recevoir la visite de critiques et une de ses étoiles est gravement menacée, s’il la perd il perd aussi la tête du restaurant.

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    Avec toutes ces émissions de cuisine qui émulsionnent actuellement le petit écran, il n’est pas vraiment surprenant que le cinéma veuille profiter de ce phénomène pour le mettre à sa sauce. Au menu ; une comédie à base d’un duo Reno / Youn hélas l’appétit des spectateurs ne risque pas d’être rassasié au vu des maigres portions de rires proposées. Comme un chef ne semble pas avoir trouvé la recette du succès puisque l’ensemble est assez plat et on n’a même pas la consolation d’offrir du plaisir à nos yeux ! Que ceux qui espéraient saliver devant de somptueux plats s’essuient la bouche car il n’y a rien de tout ça. Un film plus proche du plateau repas insipide que de la création gastronomique.

     

    Il faut le voir pour : Parler aux légumes que vous cuisinez !

  • Omar m’a tuer

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    Le 24 Juin 1991, Ghilaisne Marchal était retrouvée sauvagement assassinée dans la cave de sa maison à Mougins. La police n’a pas eu à chercher bien loin le coupable de cette scène d’horreur puisqu’ils retrouvent sur les lieux une inscription qui deviendra célèbre Omar m’a tuer. Cette personne qu’elle désigne est Omar Raddad (Sami Bouajila) son jardinier et lorsque celui-ci est arrêté, il clame son innocence en vain. Arrivé en France depuis 6 ans, il n’arrive pas à s’exprimer clairement en français ce qui constitue un fort handicap pour sa défense mais on va rapidement s’apercevoir que l’enquête menée est truffée d’erreurs et d’incohérences. Des experts qui reviennent sur leurs conclusions, des éléments d’enquête qui disparaissent ; il semble que l’on fasse tout pour faire d’Omar le coupable idéal.

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    C’est un des fait divers les plus médiatiques de ces 20 dernières années, le meurtre de Ghislaine Marchal reste aujourd’hui encore un grand mystère irrésolu. Roschdy Zem revient sur cette erreur judiciaire avec brio à travers Omar m’a tuer et surtout avec un Sami Bouajila époustouflant. Cependant, il faut bien garder à l’esprit qu’il s’est basé sur le témoignage d’Omar Raddad dans son livre Pourquoi moi ? et d’Omar : la construction d'un coupable de Jean-Marie Rouart. C’est donc un vrai plaidoyer en faveur de l’ancien jardinier ce qui va à coups sur faire élever quelques voix. S’il faut juger simplement l’œuvre, on ne peut que se réjouir de voir se confirmer les talents de réalisateur de Roschdy Zem et saluer l’énorme performance de Bouajila qui habite totalement son personnage.

     

    Il faut le voir pour : Réviser votre conjugaison !