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  • L'amour c'est mieux à deux

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    C'était écrit d'avance pour Michel (Clovis Cornillac), son mariage était voué à l'échec pour une simple et bonne raison ; il n'a pas rencontré sa femme par hasard. Le hasard, voilà l'ingrédient indispensable pour une relation solide selon lui, une croyance que ne partage pas son pote d'enfance Vincent (Manu Payet) qui aimerait bien le convaincre du contraire. Ce dernier va donc organiser un rendez-vous pour Michel, l'heureuse élue se nomme Angèle (Virginie Efira) et tout va pour le mieux pour ce nouveau couple. Malheureusement, quand Michel apprend que leur rencontre avait été arrangée, il décide rompre persuadé que leur relation n'a pas d'avenir.

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    Une bonne petite comédie sentimentale avec un casting plutôt sympathique et 2-3 répliques bien amenées. On pourra toujours reprocher un scénario un peu cul-cul, quelques personnages un poil caricatural (Swan notamment interprétée par la belle Shirley Bousquet) mais terriblement drôles ! Il n'y a évidemment rien de bien original avec L'amour c'est mieux à deux si ce n'est le personnage obtus qu'est Michel convaincu que le hasard dictera son bonheur. On passe un bon moment, on se marre et tout ça c'est loin d'être du hasard alors en faut-il vraiment plus pour aller voir le film ?

     

    Il faut le voir pour : Travailler votre regard et avoir le regard b... !

  • Imogène McCarthery

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    Prenez garde si elle vous entend dire du mal de l'Ecosse, Imogène McCarthery (Catherine Frot) vous le fera payer très cher ! En effet, cette femme est extrêmement fière de ses origines et ne s'en cache pas alors lorsque son pays fait appel à elle pour une mission de la plus haute importance, elle accepte sans hésiter. Elle se voit chargée de transporter des documents ultrasecrets ; les plans du nouvel avion Campbell 777 jusqu'à Callander, son village natal. Imogène n'est pas dupe, une telle mission implique qu'elle va se mettre en danger mais elle a plus d'un tour dans son sac et fera son maximum pour que l'Ecosse soit fière d'elle !

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    Héroïne un peu badaud, Imogène McCarthery fait immédiatement penser à OSS 117, une comédie française un peu décalée mais la comparaison s'arrête là. Si Catherine Frot apparaît comme l'actrice incontournable pour entrer dans la peau de cet agent secret, on est rapidement assommé par l'humour au ras des pâquerettes. Le second degré sur lequel se base comédie ne fonctionne à aucun moment si bien qu'on finit par attendre avec grande impatience le dénouement. Une adaptation loupée issue de la série de roman de Charles Exbrayat et je vois mal comment le personnage d'Imogène pourra survivre au cinéma si ce n'est en changeant tout !

     

    Il faut le voir pour : Ranger une petite flasque de whisky dans votre bureau, ça peut aider pour taper à l'ordin..hips ... pardon à l'ordinateur.

  • Lola

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    Un portable. C'est pour ce simple butin qu'il a été poignardé dans une ruelle de Manille et aujourd'hui sa grand-mère Sepa (Anita Linda) réclame que justice soit faite. En attendant le jugement du coupable Mateo Burgos (Ketchup Eusebio) qui a été arrêté, elle s'active pour organiser les funérailles de son petit-fils et doit faire face à de nombreux problèmes financiers. Pendant ce temps, Puring (Rustica Carpio) elle aussi fait tout pour aider son petit-fils qui n'est autre que le meurtrier Mateo Burgos. Elle souhaite rencontrer Sepa pour lui demander de laisser une seconde chance à son petit-fils.

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    Après avoir provoqué un petit choc avec Kinatay, Brillante Mendoza nous revient pour un film beaucoup plus intimiste. On retrouve rapidement le talent du réalisateur dans sa description du quotidien philippin au point qu'on pourrait presque assimiler Lola (grand-mère en philippin) à un documentaire. Évidemment autant vous prévenir tout de suite on est souvent confronté à un cinéma contemplatif et parfois même on trouve le temps long mais on reste immergé dans la détresse de ces grands-mères. Un film fort en émotions mais dont le rythme pourrait en dissuader plus d'un.

     

    Il faut le voir pour : Constater ce qu'est une vraie saison des pluies.

  • Life during wartime

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    Il faut bien que notre pote Joy (Shirley Henderson) se fasse une raison, son mari Allen (Michael Kenneth Williams) est un pervers, une maladie avec laquelle elle va devoir vivre. Pour l'instant, elle a décidé de faire un break en Californie où vivent sa mère et sa sœur Trish (Allison Janney) dont le fils Timmy (Dylan Riley Snider) va prochainement célébrer sa bar-mitsva. Ce dernier est par ailleurs très troublé puisqu'il vient d'apprendre une terrible nouvelle, son père qu'il croyait mort est en fait emprisonné après avoir été condamné pour pédophilie.

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    Pour les connaisseurs, Life during wartime est en quelque sorte une suite au film Happiness de Todd Solondz sorti en 1998. Le réalisateur reprend les mêmes personnages pour les plonger dans le monde actuel avec un humour corrosif et parfois très osé. Cependant, le film est vite rattrapé par des portraits souvent ennuyeux malgré quelques scènes surréalistes comme cette conversation entre mère et fils sur l'orgasme qu'elle a eu. Une pertinence qu'on aurait bien apprécié de retrouver tout au long du film hélas c'est une certaine monotonie pour ne pas dire de l'ennui qui reprend vite le dessus.

     

    Il faut le voir pour : Arrêter d'assassiner les bébés carottes !

  • London nights

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    Pour Axl (Fernando Tielve), changer de lit est aussi naturel que de changer de chemise. Ce jeune homme de 20 ans d'origine espagnole est arrivé à Londres avec l'espoir de retrouver son père qui a abandonné le nid familial alors qu'Axl n'était encore qu'un enfant. Évidemment, il ne se prive pas de profiter des soirées londoniennes et le réveil du lendemain est souvent douloureux accompagné d'une régulière perte de mémoire. C'est ainsi qu'il se retrouve dans un grand appartement avec plusieurs locataires et notamment Vera (Déborah François) qui vit actuellement une séparation amoureuse des plus difficiles.

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    Voilà ce que l'on pourrait considérer comme L'auberge espagnole version british et orienté davantage vers le dramatique que la comédie. London nights présente en fait 2 histoires parallèles, l'une sur Axl à la recherche de son père et l'autre sur une rencontre amoureuse cette dernière histoire est par ailleurs assez ennuyeuse, le réalisateur Alexis Dos Santos a soigné la forme mais en oublie complètement le fond. Deux histoires qui ont beaucoup de mal à coexister ensemble ou alors il aurait peut-être fallu les assortir d'autres scénarios dans des styles différents, en tout cas on se passera facilement de ce film.

     

    Il faut le voir pour : Songer à changer votre matelas.

  • Greenberg

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    Profitant du départ de son frère et de sa famille pour le Vietnam, Roger Greenberg (Ben Stiller) est venu s'installer pour quelques semaines à Los Angeles. Un séjour qui devrait lui changer les idées lui qui sort tout juste d'une grande dépression et est perpétuellement en colère contre tout et tout le monde. Même lorsqu'il retrouve ses potes d'enfance avec qui il avait monté un groupe de musique, les reproches fusent. Les seules bonnes nouvelles sont ses retrouvailles avec Ivan (Rhys Ifans) et sa rencontre avec Florence (Greta Gerwig), l'assistante de son frère qui sort d'une longue relation amoureuse et qui ne laisse pas Roger indifférent.

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    Déjà avec son dernier film Les Berkman se séparent, le réalisateur Noah Baumbach m'avait laissé perplexe et on peut dire qu'on reste à peu de choses près dans la même veine. Évidemment, en dressant le portrait d'un mec dépressif il ne faut pas s'attendre à éclater de rire même si l'on a en face de nous Ben Stiller, habitué aux comédies. Ici, il campe un personnage acariâtre voire même lunatique donc totalement imprévisible mais la véritable surprise de ce qui ne vient de l'inconnue Greta Gerwig touchante de simplicité. Greenberg ne fait que confirmer que le cinéma de Baumbach est bien singulier et divisera également l'avis du public malgré la performance de Stiller.

     

    Il faut le voir pour : Eviter les anniversaires surprises au restaurant avec vos potes dépressifs.