Jean-Claude Dusse - Les bronzés font du ski

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Fiché comme terroriste aux Etats-Unis, notre pote Toorop (Vin Diesel) est condamné à croupir dans ce vieux bouge en Serbie. Pourtant, une dernière chance s’offre à lui, Gorsky (Gérard Depardieu) lui propose une mission spéciale qui lui permettrait de regagner l’Amérique sous une nouvelle identité. La seule chose qu’il a à faire est d’y apporter une marchandise dans un délai de 6 jours mais il y a un détail qui a son importance puisque la livraison concerne en fait une jeune femme du nom d’Aurora (Mélanie Thierry). Accompagnée de Sœur Rebecca (Michelle Yeoh), elle quitte pour la première fois son couvent et elle va rapidement devenir la cible de nombreuses attaques.

Grosse affiche pour un film français qui réunit Vin Diesel & Michelle Yeoh et dans une moindre mesure Mélanie Thierry. C’était donc avec une certaine impatience que l’on attendait la dernière réalisation de Matthieu Kassovitz inspirée du roman d’anticipation de Maurice G. Dantec, Babylon Babies. On retiendra un film d’action typique des studios hollywoodiens avec des scènes explosives tentant de camoufler un scénario de fin du monde un peu obscur et pas très convaincant. Babylon A.D. ressemble à un laboratoire d’essais et il est beaucoup trop commun aux autres productions du genre pour se faire une place.

La contamination. Cet évènement a marqué l’histoire de l’homme décimant la majeure partie de la population mondiale et seule une poignée de survivants ont réussi à échapper à ce terrible fléau. 19 Juillet 2019, une journée commence pour Lincoln Six-Echo (Ewan McGregor) qui fait partie des rescapés réunis dans un institut dirigé par le Docteur Merrick (Sean Bean). Aujourd’hui a lieu la loterie où le grand prix est un voyage sur l’Ile, le seul endroit libre en agents pathogènes où chaque homme peut vivre en totale liberté. C’est Jordan Deux-Delta (Scarlett Johansson) qui décroche le gros lot mais la vérité risque de lui réserver des surprises !

Michael Bay à la réalisation, un duo composé de Scarlett Johansson & Ewan Mcgregor accompagnés par Michael Clarke Duncan, Steve Buscemi ou encore Sean Bean ; ça a de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Pourtant The island finit par n’être qu’un blockbuster parmi tant d’autres avec son univers futuriste aseptisé et son lot de scènes d’action ahurissantes à défaut d’être originales. Ça reste évidemment un bon film qui parviendra sans mal à vous faire passer le temps mais qui ne s’impose pas vraiment dans un genre dans lequel la concurrence ne manque pas.
Découvre le film Dans la peau du héros !

C’est une période délicate pour notre pote Elsa (Catherine Frot) qui est en pleine procédure de divorce et qui se bat pour obtenir la garde de son fils Thomas (Arthur Vaughan Whitehead). Une chose qui s’annonce bien compliquée au vu de ses antécédents médicaux ; il y a 7 ans Elsa a vécu un drame familial qui la traumatise aujourd’hui encore. Les évènements empirent lorsqu’elle croise par hasard Lola (Héloïse Cunin), cette petite fille a quelque chose qui lui fait croire qu’elles sont liées. Pour Elsa, c’est le début d’un calvaire ; elle se met à épier la famille de Lola et à inventer des situations rocambolesques qui lui permettront de la revoir.

L’instinct maternel nous pousse parfois à faire des choses bien étranges comme c’est le cas pour ce personnage campé avec brio par Catherine Frot. Mère meurtrie par la disparition de sa fille, cet évènement du passé reste ancré dans sa mémoire la conduisant à un état de santé fragile. L’empreinte de l’ange est un bon thriller psychologique, Frot joue avec les nerfs de Sandrine Bonnaire et avec les nôtres par la même occasion car on ignore jusqu’où elle peut aller pour assouvir ses désirs. Le final est aussi surprenant qu’est la dernière phrase apparaissant à l’écran qui donne à l’histoire une tout autre dimension.
Il faut le voir pour : Porter un casque quand vous faites du patin à glace.

Pour les besoins de son travail, le journaliste Pete McKell (Michael Vartan) est en voyage en Australie où il doit notamment participer à une croisière fluviale un peu spéciale. La région est réputée pour sa faune, le foyer des plus gros spécimens de crocodiles. Une attraction qui séduit de nombreux touristes et qui constitue l’activité de Kate Ryan (Radha Mitchell). A bord de son bateau, elle propose un circuit inoubliable pour vous retrouver au plus près de ces carnassiers mais le voyage bascule dans l’horreur. Après avoir aperçu des fusées de détresse, Kate et l’équipage sont attaqués par un énorme crocodile et le bateau se retrouve hors d’usage. Les voilà coincés sur un minuscule ilot qui menace d’être submergé par les eaux d’ici quelques heures.

Un crocodile, ça mord ! C’est à partir de ce constat audacieux que les producteurs ont du lancer ce prodigieux film où un vilain crocodile vient embêter quelques touristes venus seulement pour prendre quelques photos souvenirs. Radha Mitchell et ses compagnons embarquent dans une belle gal’rer et vont servir de déjeuner au carnivore mais heureusement il y a Michael Vartan, l’ex agent Vaughn de la série Alias qui est là pour bomber le torse et rendre le film encore plus soporifique. Rien à se mettre sous la dent donc avec ce Solitaire, si vous aimez voir les crocodiles mieux vaut encore sortir au Zoo, ça vous coutera moins cher !
Il faut le voir pour : Ne plus commander d’Expresso.

Pour le prochain anniversaire de sa femme Randa (Julia Kassar) ; Jamil Harfouche (Pierre Chamassian), riche homme d’affaires du Liban a décidé de lui faire un grand plaisir. Pour cette occasion si particulière, il a réussi à convaincre Bruno Caprice (Patrick Chesnais), un chanteur français de venir se produire à Beyrouth. Pourtant, il est loin le temps où Bruno chantait car aujourd’hui il travaille comme réceptionniste dans un grand hôtel. C’est après une déception amoureuse qu’il décide d’accepter la proposition de M. Harfouche mais à son arrivée, il apprend que Randa a été kidnappée !

Pour son premier film, Hany Tamba signe là un film plutôt décalé mettant en vedette un ancien chanteur qui se retrouve embarqué dans une drôle d’histoire. Aussi démodé que soit le chanteur Bruno Caprice, sa seule et unique chanson a marqué les esprits et notamment les personnages de Randa & Nadine. Alors que de profonds souvenirs sont ravivés, Patrick Chesnais excelle dans son rôle et maintient le rythme dans un film qui s’égare parfois dans des chemins qu’on a du mal à comprendre. Ce qui est sur en tout cas c’est qu’à la sortie de la salle vous aurez forcément Une chanson dans la tête !
Il faut le voir pour : Toujours garder une photo de sa voiture dans son portefeuille.

Le confort est une notion que ne connaissent pas Nina (Judith Chemla) et son fils Enzo (Max Baissette de Malglaive). Sans domicile fixe, ils s’installent là où ils le peuvent et chaque nuit est souvent un calvaire. C’est dans la rue qu’ils sont recueillis par des travailleurs sociaux qui ne tardent pas à leur trouver une structure d’accueil dans la région de Versailles. Le temps de se requinquer, ils veulent aussitôt regagner Paris mais en se rendant à la gare, en plein cœur de la foret, ils tombent sur Damien (Guillaume Depardieu). Ce dernier vit dans une cabane loin d’une société dont il rejette toutes les valeurs.

Alors que le titre évoque la splendeur, Versailles offre en réalité une immersion dans le quotidien ô combien difficile et incertain des Sans Domicle Fixe. Si pour certains cette condition est un choix plus ou moins volontaire, d’autres subissent la situation et espèrent trouver une issue favorable comme c’est le cas pour Nina. Guillaume Depardieu trouve là un rôle à l’image de ce qu’il est dans la réalité ; un rebelle au cœur tendre qui fond, tout comme nous, devant la petite bouille de Max Baissette de Malglaive.
Il faut le voir pour : S’estimer heureux d’avoir un lit et un toit au dessus de votre tête

Parce qu’il voulait offrir une alimentation plus saine aux enfants ; Charlie Hinton (Eddie Murphy) et son pote d’enfance Phil (Jeff Garlin) sont aujourd’hui au chômage. Il faut dire que des céréales à base de légumes avaient peu de chance de trouver son public. Le bon coté des choses c’est que ces 2 pères vont pouvoir passer plus de temps avec leur fils respectif car il est bien difficile de trouver une garderie digne de ce nom dans le coin. En effet, la seule école respectable est celle de Ms Gwyneth Harridan (Anjelica Huston) mais celle-ci d’un niveau très élevée coute aussi très chère. C’est là que vient une idée folle à Charlie ; pourquoi ne pas organiser leur propre école, l’école paternelle !

Une petite comédie familiale comme sait si bien nous concocter notre cher Eddie Murphy. Comme d’habitude, il ne faut pas s’attarder sur les faiblesses scénaristiques ni sur les quelques blagues aussi prévisibles que recyclées. Eddie Murphy nous fait son show mais les véritables héros sont évidemment les petits garnements jamais en panne d’idées en matière de btises. L’école paternelle est donc sans grandes ambitions , ça fera surtout rire les enfants et sourire les autres. 4 ans plus tard, une suite nous est proposée mais l’innénarrable Eddie Murphy laisse sa place à Cuba Gooding Jr et c’est prochainement sur Ciné2909 !!