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  • Ça commence par la fin

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    Tout a commencé sur la terrasse d'un café, Gabrielle (Emmanuelle Béart) buvait son café mais c'est le citron qu'elle dégustait qui la rendait si particulière. Lorsque Jean (Michaël Cohen) la remarque, il fond littéralement pour cette belle femme et quelques temps après lors d'une nouvelle rencontre, il prend son courage à deux mains et lui offre tout un cageot de citron. Gabriel et Michael, échangent quelques mots, apprennent à se connaître et leur relation débute dans une grande passion. Les toilettes des cafés où ils sont passés s'en souviennent mais entre eux persiste une tension permanente.

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    Pour son premier long métrage, Michaël Cohen signe un film très personnel mais aussi bien atypique. C'est l'histoire commune d'un couple presque comme les autres à l'exception près entre Gabrielle et Jean l'amour peut soudainement se transformer en une féroce haine. C'est donc à un je t'aime moi non plus distillé sur 1h30 et Ça commence par la fin parvient péniblement à tirer son épingle du jeu grâce à la complicité évidente de Michaël Cohen et Emmanuelle Béart (normal quand on sait que le couple à l'écran l'est aussi dans la vraie vie). Difficile de ne pas trouver le temps long devant ce va-et-vient sentimental.

     

    Il faut le voir pour : Vérifier que vous avez bien du citron dans le réfrigérateur.

  • La fête des voisins

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    Gardiens d'immeuble, notre pote Pierrot (David Haddad) se démène comme un fou pour que cette nouvelle édition de La fête des voisins soit un vrai moment convivial. Pas facile lorsqu'il a affaire avec la belle Rosalyne (Marie Lorna Vaconsin) qui, rongée par la solitude, a des tendances suicidaires ou encore ce vieux grincheux qu'est M. Castéla (Alain Floret). L'événement est d'autant plus important que le maire Christophe Davricourt (Philippe Stellaire) en personne est présent et c'est justement lui qui va faire basculer la soirée. Au détour d'un verre, il apprend à tous ses habitants que leur immeuble va prochainement être détruit et qu'ils seront tous relogés à Drancy.

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    La fête des voisins fête ses 10 ans cette année et, pour ceux qui ne connaissent pas le principe, est censée permettre de rapprocher les habitants d'un même immeuble. Il était assez curieux de se lancer dans un film à partir de ce simple événement et le réalisateur et comédien David Haddad aurait peut-être pu y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans un tel projet. C'est donc une comédie (si, si je vous le jure !) qui a davantage les allures d'un très mauvais sitcom avec les dialogues qui vont avec c'est-à-dire composés de jeux de mot désolant. A choisir entre aller au cinéma et passer un moment avec ses voisins, le choix ne se discute plus grâce à ce film.

     

    Il faut le voir pour : Faire attention à votre entourage qui prend le métro, ils ont peut-être des tendances suicidaires.

  • Infectés

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    Une épidémie a frappé le monde aussi contagieuse que foudroyante, à l'heure actuelle aucun remède n'existe. De temps à autre des rumeurs naissent laissant croire que le virus pourrait être éradiqué mais cet espoir s'éteint aussi vite qu'elle s'est allumée. Brian (Chris Pine), son frère Danny (Lou Taylor Pucci) ainsi que leurs copines Bobby & Kate (Piper Perabo & Emily VanCamp) ont pris la route sans réels objectifs si ce n'est d'aller voir une dernière fois la mer. Seulement au cours de leur périple, ils croisent Franck (Christopher Meloni) et sa fille contaminée avec qui ils vont devoir faire la route suite à une panne de leur voiture.

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    Un paysage de fin du monde, une humanité proche de la disparition voilà jeté en quelques mots le scénario d'Infectés. Une histoire qui nous semble bien familière rappelant par exemple le très bon La route mais dans le cas présent on est à 1000 lieues d'une telle œuvre. C'est en vain qu'on attend que le film démarre, qu'on nous explique le pourquoi du comment mais il n'y a rien ! Pas de zombies non plus à se mettre sous la dent, seulement deux frères et leurs copines dans un road trip post apocalyptique vraiment ennuyeux. Espérons pour l'avenir que ce genre de films ne sera pas trop contagieux.

     

    Il faut le voir pour : Découvrir une nouvelle façon de jouer au golf !

  • Prince of Persia : Les sables du temps

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    Grâce à l'initiative prise par le prince Dastan (Jake Gyllenhaal), Alamut a été conquis en un rien de temps. On soupçonne en effet ce royaume de fournir de manière illégale des armes aux ennemis de l'empire Perse ; un tissu de mensonges aux dires de la princesse Tamina (Gemma Arterton). Dastan va apprendre la vérité à ses dépens, il est victime d'un complot et est activement recherché après avoir remis une tunique empoisonnée au roi Sharaman (Ronald Pickup), feu son père. Ayant pris la fuite avec Tamina, il veut que justice soit faite et il découvre dans le même temps un objet extraordinaire ; la dague contenant les sables du temps permettant de remonter dans le passé.

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    L'adaptation d'un jeu vidéo sur le grand écran est souvent un coupe-gorge mais Prince of Persia : Les sables du temps s'en tire plutôt bien. On ne peut pas dire que je sois un grand spécialiste de l'univers du héros créé par Jordan Mechner mais on se retrouve face à un film d'aventure agréable qui ne fait toutefois pas oublier un scénario bien mince. On se rend vite compte qu'il s'agit d'un film grand public ; beaucoup d'action et un humour assez primaire (ça reste une production Disney) mais le spectacle fait son œuvre. Idéal pour se changer les idées aussi bien pour les grands que pour les petits.

     

    Il faut le voir pour : Evaluer combien de chameaux vous pourriez avoir en échangeant votre femme.

  • Estômago

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    Désormais il faut l'appeler Nonato (João Miguel), le canif. Que voulez-vous, il fallait bien que Raimundo trouve un surnom qui impose le respect maintenant qu'il est en prison. Comment ce simple cuisinier en est-il arrivé là ? C'était il y a quelque temps, lorsqu'il est arrivé en ville sans le moindre sou en poche, il a réussi à trouver un job et un toit chez M.Zulmiro (Zeca Cenovicz) qui est à la tête d'un petit snack. Il devient ainsi cuisinier et en quelques semaines les clients abondent appréciant ses délicieux coxinhas et un en particulier remarque le talent de Raimundo et il l'engage dans son restaurant. Une nouvelle vie commence donc mais c'est aussi à partir de là que les ennuis pointent le bout de leur nez.

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    Cuisine et cinéma font souvent bon ménage notamment lorsque c'est préparé avec autant de saveur. Difficile de ne pas se lécher les babines devant ses coxinhas qu'on a envie de dévorer à travers l'écran. Il faut un petit temps d'adaptation pour accrocher à l'histoire puisque Estômago se repose sur un aller-retour constant entre passé et présent pour dévoiler le destin du personnage. Les amoureux de la gastronomie en prendront plein leurs yeux et puis surtout le caractère faussement naïf rend vite Nonato attachant. Un petit relâchement dans la petite dernière demi-heure sinon un film assez plaisant à voir sauf si vous êtes en plein régime !

     

    Il faut le voir pour : Trouver une solution pour éradiquer les fourmis de votre jardin.

  • Copie Conforme

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    Dans le cadre de la promotion de son nouveau livre Copie Conforme, l'écrivain James Miller (William Shimell) se trouve actuellement en Toscane. Une chance inespérée pour elle (Juliette Binoche), qui profite de l'occasion pour convier l'auteur à pouvoir discuter de son ouvrage. Ils décident alors de prendre la voiture et partent se promener atterrissant dans le village de San Gimignano non loin de Florence. Déambulant au hasard dans les rues, leur discussion devient soudainement plus personnelle ; la jeune femme n'est pas avare en reproches envers James.

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    La patience est une vertu dont il faudra faire preuve si vous souhaitez jeter un œil sur Copie Conforme. Du début jusqu'à la fin ça ne fait que jacasser de tout et de rien à la fois et très franchement on se met à espérer que tout ça se termine très vite. Et puis surtout on se pose pas mal de questions durant le film et le réalisateur Abbas Kiarostami semble prendre un malin plaisir à n'apporter quasiment aucunes réponses. C'est donc avec une grande circonspection -remarque totalement personnelle évidemment- que Binoche obtient la Palme d'or de la meilleure actrice à Cannes.

     

    Il faut le voir pour : Arrêtez de vous la péter quand vous goûtez votre vin au restaurant.